Article
« Je vais être obligée de travailler jusqu’au jour de ma mort. » Les prestations transférables pourraient-elles apporter un espoir financier aux travailleur.euse.s essentiels aux prises avec la précarité de l’économie canadienne?
Enjeux en action | La nature changeante du travail
Publié:10 juin 2021
Project: Nature changeante du travail
Enjeux en action
Cette étude de cas illustre les sujets du rapport de Laura Lam sur la précarité du travail atypique.
Il ne se passe pas une journée sans que Jodi Verburg pense aux répercussions que la pandémie mondiale a eues sur sa vie.
« Surmenée. Sous-payée. Encore plus stressée. » L’épuisement s’entend dans sa voix.
« Je travaille parfois 120 heures toutes les deux semaines. J’ai une hypothèque à payer. J’ai tous les coûts de mon véhicule à défrayer. Je dois me nourrir. Il n’y a pas assez d’argent qui entre. »
Jodi Verburg est préposée aux services de soutien à la personne (PSSP) dans une agence privée à but lucratif de Brockville, en Ontario. En tant qu’aides à domicile, elle et ses collègues ont été en première ligne pendant la pandémie. Leur existence est un va-et-vient constant entre les résidences privées et des maisons de retraite pour s’occuper des personnes les plus vulnérables. Jodi a vécu dans la crainte de contracter la COVID-19 et de transmettre le virus à ses clients et à sa famille.
« Les aides à domicile sont les plus sous-payés de tous les PSSP, affirme Jodi Verburg. J’ai maintenant 45 ans et, sans pension, je serai encore au boulot à 85 ans. Je devrai travailler jusqu’à ma mort, car je ne pourrai pas me permettre de prendre ma retraite. »
Jodi Verburg est aux prises avec la précarité qui sévit dans l’économie canadienne. Comme des millions d’autres personnes partout au pays, elle travaille dans un secteur transitoire, instable et précaire, et elle arrive à peine à joindre les deux bouts. Si son salaire est bas, sa sécurité d’emploi est encore pire. Elle a des avantages sociaux minimaux, aucun congé maladie payé et pas de régime de retraite. Son avenir financier est sombre.
« Je travaille pour mon employeur depuis quatre ans et demi et je ne gagne que 18,25 $ l’heure, et ce, uniquement grâce à une augmentation salariale de 1 % entrée en vigueur le 1er avril. Quand j’ai commencé, je gagnais 16,50 $ l’heure; 16,50 $ pour risquer ma vie tous les jours », dit Jodi Verburg en retenant ses larmes.
« Nous nous rendons dans des foyers de groupe pour les personnes qui ont des problèmes de santé mentale et nous ne savons pas si nos clients qui souffrent de schizophrénie ont pris leurs médicaments selon l’horaire prévu. Nous ne savons pas si nous entrons dans une maison infestée de punaises de lit, ou si de la drogue et des armes à feu s’y trouvent. C’est à l’aveuglette que nous allons travailler dans les résidences de la collectivité à tous les jours. »
« Nous sommes plafonnés à 19,32 $ l’heure, ajoute-t-elle. Il y a des gens qui travaillent pour l’entreprise depuis 25 ans et qui gagnent encore 19,32 $ l’heure. Et pas de pension. »
Le salaire moyen d’un PSSP au Canada est de 16,85 $ l’heure, et malgré les récents investissements du gouvernement dans la formation de nouveaux préposé.e.s, le secteur est confronté à une grave pénurie partout au pays, encore aggravée par la pandémie. On estime que 20 000 PSSP supplémentaires sont nécessaires en Ontario seulement pour combler les lacunes immédiates dans les soins de longue durée. La moitié des PSSP quittent le secteur après moins de cinq ans de travail, surtout en raison des salaires peu élevés et de l’épuisement professionnel, et on pense que ces bas salaires sont le facteur qui nuit d’emblée à l’embauche dans le secteur des soins à domicile.
La quasi-totalité – 90 % – des PSSP sont des femmes, et 41 % appartiennent à des minorités visibles.
« Beaucoup d’entre elles sont des immigrantes récemment arrivées, beaucoup sont des femmes racialisées qui sont entrées dans le secteur en espérant pouvoir apporter une contribution valable », explique Tyler Downey, le secrétaire-trésorier de SEIU Healthcare, un syndicat qui représente 60 000 travailleuses et travailleurs de la santé de première ligne, dont Jodi Verburg. « Les normes sont tellement basses que beaucoup d’entre eux sont obligés de quitter le secteur. »
Downey et son équipe s’emploient à créer une plus grande sécurité financière pour les PSSP, dans l’espoir de garder plus de membres de SEIU Healthcare sur le marché du travail. Le SEIU s’est associé à Common Wealth Retirement, une société canadienne de technologie financière, pour élaborer un régime de retraite transférable et à faible coût appelé my65+. Le régime utilise des comptes d’épargne libres d’impôt, ce qui offre aux employé.e.s une certaine souplesse dans l’épargne et l’utilisation des fonds, et permet aux personnes à revenu modeste d’éviter que leurs prestations gouvernementales, comme le Supplément de revenu garanti, ne soient récupérées à la retraite, comme c’est le cas avec les régimes enregistrés d’épargne-retraite et les régimes de pension.
« Qu’il s’agisse des soins à domicile ou de l’économie des petits boulots, les employé.e.s changent souvent de poste et se retrouvent souvent entre deux emplois, explique M. Downey. C’est l’un des principaux avantages du régime my65+; il suit la personne. Il n’est pas lié à un seul employeur. »
Les avantages sociaux transférables sont relativement nouveaux dans le paysage des services financiers canadiens. Le concept a été testé dans d’autres pays comme les États-Unis, où l’on a mené des projets pilotes dans de nombreux États, dont Washington. Il cible les petites et moyennes entreprises qui, traditionnellement, ne proposent pas de plan de retraite à leur personnel. Le concept permet à ces entreprises d’offrir un programme de retraite collectif à faible coût pour les personnes à revenu modeste, y compris celles gagnant moins de 50 000 $ par an. Les avantages sociaux sont liés à la personne plutôt qu’à l’employeur, ce qui signifie qu’ils suivent celle-ci lorsqu’elle change d’emploi. Les employé.e.s peuvent également continuer à cotiser au programme de leur propre chef.
Avant de cofonder Common Wealth Retirement en 2015, le co-PDG Alex Mazer était le directeur des politiques publiques du ministre des Finances de l’Ontario. Il a fait partie de l’équipe qui a réformé le système de retraite de l’Ontario et a jeté les bases de la récente amélioration du Régime de pensions du Canada. Dans le cadre de son travail, il a constaté qu’un nombre croissant de Canadiennes et de Canadiens étaient laissés pour compte dans le système d’épargne-retraite. M. Mazer savait donc qu’il y avait une opportunité sur le marché, mais il affirme que Common Wealth est une entreprise « axée sur la mission ».
« Quarante-trois pour cent de la population canadienne vit d’un chèque de paie à l’autre, dit Alex Mazer, co-PDG chez Common Wealth Retirement. Ce que nous tâchons de faire, c’est de mettre des régimes de retraite de haute qualité à la disposition d’une main-d’œuvre qui, traditionnellement, n’a pas accès aux régimes de pension et de retraite par le biais de leur emploi. »
« Ces personnes font partie de la catégorie que je qualifierais comme étant « à revenu modeste ». Elles ne vivent pas dans la pauvreté, mais ne font pas encore partie de la classe moyenne. Elles ont suffisamment d’argent qu’elles pourraient épargner, et aimeraient le faire, mais c’est un défi pour elles en l’absence d’avantages sociaux. Si nous pouvions faire participer ces petits employeurs, employeurs de taille moyenne et travailleur.euse.s indépendants, ils disposeraient d’un outil très puissant pour se constituer une sécurité financière. »
Common Wealth Retirement a également lancé récemment un régime de retraite transférable pour les travailleur.euse.s du secteur sans but lucratif du Canada, en collaboration avec un groupe de fondations philanthropiques et de leaders d’organismes sans but lucratif. Ce régime, appelé Common Good, est le premier du genre au Canada. Il a accueilli ses premiers membres en novembre 2020 et compte désormais plus de 25 employeurs participants aux quatre coins du pays.
Common Wealth et ses partenaires ont passé plus de cinq ans à élaborer des programmes de retraite transférables comme my65+ et Common Good.
« La retraite est considérée comme l’un des problèmes les plus difficiles de la finance, et nous voulions bien faire les choses », déclare M. Mazer.
La société a mené des recherches approfondies auprès des membres des régimes, des employeurs et des experts en matière de pensions et de retraites. L’objectif était de s’assurer que les régimes étaient peu coûteux, souples et efficaces, tant pour les employeurs que pour les employé.e.s.
Les régimes de Common Wealth servent maintenant des clients dans les secteurs des organismes sans but lucratif et des soins de santé, ainsi que des employeurs du secteur privé dans une gamme de domaines d’activité dans les provinces et territoires du pays. La taille des employeurs varie de quelques personnes à des centaines d’employé.e.s.
Pour élargir l’accès aux prestations de retraite transférables, en particulier pour les personnes à revenu modeste, il faut un changement de politiques publiques. Selon M. Mazer, le gouvernement fédéral a un rôle essentiel à jouer et le Canada n’a pas fait autant que d’autres pays, notamment en ce qui concerne la transférabilité des prestations de retraite.
« Certains États américains et le gouvernement britannique ont mis en place des lois qui obligent les employeurs à inscrire automatiquement leurs employé.e.s à un régime de retraite et, dans certains cas, ils ont créé une option publique par défaut que ces employeurs peuvent utiliser. Ces mesures se sont révélées incroyablement efficaces pour inciter les gens à épargner pour la première fois.
Je pense également que nous pourrions inciter les petites et moyennes entreprises à mettre en place des régimes d’avantages sociaux transférables. Elles traversent de grandes difficultés à cause de la pandémie et ont besoin de ce coup de pouce. Leur donner un incitatif fiscal pour mettre en place un programme d’avantages sociaux ou un régime de retraite serait formidable. »
Tyler Downey, le secrétaire-trésorier de SEIU Healthcare, explique que son entreprise ne cherche pas à remplacer les régimes de retraite traditionnels, mais plutôt à combler le vide existant. À ce jour, seules quatre des quelque 30 entreprises qui emploient des membres du SEIU se sont inscrites au programme my65+. M. Downey a travaillé avec les employeurs privés restants dans l’espoir de les encourager à investir dans le régime.
« Nous en avons quelques-uns en projet. Les employeurs commencent à voir la valeur du régime en tant qu’outil de recrutement et de maintien en poste et je pense donc que sa popularité va augmenter. »
Mme Verburg indique pour sa part que l’entreprise pour laquelle elle travaille envisage de s’inscrire au fonds my65+. Pour l’instant, elle se considère comme une personne qui ‘vit d’un chèque de paie à l’autre’ qui a peu de marge de manœuvre pour épargner par elle-même. Elle estime qu’un régime d’avantages sociaux transférables lui donnerait la chance de souffler.
« Ce serait un poids en moins sur mes épaules. Je saurais ainsi que je n’aurais pas à travailler pour le reste de mes jours. »
Malgré l’instabilité et le stress, Mme Verburg affirme qu’elle continuera à faire un travail qu’elle aime.
« Dans mon travail, je suis en contact avec des déjections corporelles, et un client m’a même déjà craché au visage. Vous prenez le bon avec le mauvais, mais les bons côtés l’emportent. En définitive, vous savez que vous aidez les clients, et vous voyez l’amour et l’admiration dans leurs yeux. Parfois, vous êtes la seule personne qu’ils voient. C’est ce qui fait chaud au cœur. »
Merci à nos partenaires
Nous remercions notre partenaire principal

Merci à nos partenaires
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Rapports
Automatisation, IA et COVID-19
Une majorité des Canadiens et Canadiennes indiquent qu’ils/elles ont au moins une compréhension élémentaire de l’IA et de l’automatisation. Les politicien.ne.s ont la possibilité de profiter de ces connaissances perçues pour relever les défis à venir en liant les solutions COVID-19 aux enjeux – et potentiellement aux aspects positifs – présentés par l’IA et l’automatisation. Ce nouveau rapport de Peter Loewen et Blake Lee-Whiting démontre que le Canada n’a pas connu de réaction populiste importante face à la pandémie, mais que cela pourrait arriver peut-être contre les politiques d’immigration, si les citoyen.ne.s estiment que le gouvernement ne remplit pas sa promesse de créer des emplois.
Gérer la transformation dans les secteurs perturbés
Il y a des leçons à tirer des industries qui ont survécu et prospéré malgré les bouleversements, tout comme de celles qui n’ont pas été en mesure de s’adapter aux transformations dans leur secteur. Nous devons apprendre du passé tout en cherchant des moyens innovants de collaborer pour relancer l’économie. Selon Lori Turnbull, pour atteindre ces objectifs, il faut planifier en vue de changements inévitables dans tous les secteurs, peu importe leur niveau de résilience. À l’aide des bons outils, les travailleurs.euses, les employeurs.euses et les secteurs peuvent devenir plus forts au sein d’une économie nouvelle.
Naviguer dans la précarité du travail atypique
On estime que 30% de la main d’œuvre canadienne est engagée dans un travail atypique précaire, sans capacité à passer à quelque chose de plus stable. Alors que le marché du travail a été bouleversé par la pandémie de COVID-19, le moment est venu d’examiner ce qui a joué un rôle essentiel dans le façonnement de notre marché du travail actuel. Ce document explore les considérations en matière de politiques en proposant des données, des avantages et des alternatives, afin d’envisager un avenir où la précarité ne doit pas être une réalité.
Améliorer l’arrimage entre les universités et les lieux de travail
La pandémie de COVID-19, l’écart en matière de compétences et l’automatisation se sont conjugués pour modifier le paysage du travail au Canada, les établissements postsecondaires devant maintenant s’adapter à ces besoins en constante évolution. Si l’on ajoute à cela le fait que les entreprises déplorent depuis un certain temps que les nouvelles recrues n’ont pas les compétences exigées par le monde du travail, on voit bien qu’une réévaluation du mode de fonctionnement des universités s’impose. Les universités ont tendance à se concentrer sur le contenu, alors que les entreprises sont à la recherche de candidat.e.s détenant des compétences cognitives et comportementales. Le contenu et les connaissances disciplinaires à eux seuls les intéressent moins.
Plus fort d’avoir survécu : contrer la sous-utilisation des compétences pour l’avenir du travail au Canada
Comment le Canada peut-il utiliser sa main-d’œuvre hautement qualifiée dans le cadre de sa transition vers une économie du savoir? Palette Inc., une plateforme sans but lucratif, a été créée pour permettre à des travailleurs non traditionnels aux profils variés de se perfectionner dans un secteur des TIC qui rechigne à les embaucher. Le modèle proposé par Palette semble fonctionner.
L’Avenir vient d’arriver : pour un travail décent dans le monde post-pandémie
L’inégalité des revenus, le travail précaire et la numérisation de l’économie représentent désormais des enjeux que les décideurs économiques ne peuvent plus négliger au risque d’une débâcle économique et de bouleversements sociaux. Sans crier gare, l’avenir du travail a fait son entrée, et dans ce rapport Sunil Johal explore comment la nécessité de réinventer les assises de nos politiques sociales et économiques a monté d’un cran.
L’Avenir du travail au Canada : une approche adaptée au lieu
Une analyse des régions urbaines et rurales quant aux effets potentiels à long terme de l’avenir du travail montre que les répercussions négatives des déplacements de main-d’œuvre se feront sentir de façon disproportionnée dans les populations rurales. Celles-ci occupent la majorité des emplois dans des secteurs à haut risque de succomber à la rupture causée par les technologies. Comprendre comment ces changements toucheront les centres urbains comparativement aux régions rurales est fondamental à l’élaboration de politiques à long terme et à la conception d’un programme de politiques adapté au lieu afin que le Canada puisse contrôler ces bouleversements et empêcher que le fossé économique déjà existant entre régions urbaines et rurales ne se creuse davantage.
Gérer les emplois précaires : trois modèles canadiens pour rééquilibrer le pouvoir de négociation dans l’Avenir du travail
Il suffit d’entendre l’expression « emplois précaires » ou « économie des petits boulots » pour penser presque certainement au chauffeur d’Uber qui vous a amené à l’aéroport la semaine dernière. Pourtant, les emplois précaires remontent à beaucoup plus loin. Ce rapport examine trois modèles bien établis — les travailleurs de la construction, ceux du cinéma et du théâtre, et ceux du milieu universitaire — pour des recommandations que les gouvernements peuvent utiliser afin de relever le défi croissant des petits boulots.
Anciens petits boulots, nouveau petits boulots : Est-ce que les tribunaux et les législateurs mènent le débat ancien pour le Nouveau monde du travail à bon port?
Les tribunaux et les assemblées législatives au Canada et à travers le monde décident si votre chauffeur Lyft est un entrepreneur indépendant ou un employé. La classification est une question cruciale. Le présent rapport est une enquête sur l’état actuel de l’économie à la demande et sur la façon dont les tribunaux et les assemblées législatives en Amérique du Nord et au Royaume-Uni traitent la question de la classification des emplois.
Automatisation, IA et anxiété : des politiques pour éviter le populisme
Qui a peur de l'automatisation et que veulent-ils que les politiciens fassent à ce sujet? Ce rapport trouve une corrélation entre la crainte des Canadiens de perdre leur emploi du fait de l’automatisation et les points de vue populiste et nativiste, mais aussi que les Canadiens favorisent les approches politiques traditionnelles du gouvernement en matière de perturbation de l’emploi, telles que la reconversion professionnelle, plutôt que des mesures radicales telles que la réduction de l’immigration.
Faciliter l’avenir du travail à l’aide d’un régime d’assurance-emploi modernisé
Face aux changements importants que subit le marché canadien de l’emploi, le régime d’assurance-emploi (AE) délaisse trop de personnes, tels que les travailleurs à temps partiel, temporaires et autonome. Le régime au Canada devrait être modernisé pour faire face aux perturbations à grande échelle qui sont toutes proches.
Compétences, formation et apprentissage continu
Les occasions de formation pour les gens sur le marché du travail sont rares au Canada, et de plus, les personnes qui ont le plus besoin de formation supplémentaire sont celles qui ont le plus de mal à en recevoir. Ce rapport de Dan Munro étudie le succès et les défis du système canadien, comment des modèles de formation de partout dans le monde peuvent servir d’exemple au Canada, et offre des recommandations afin d’améliorer le système et nos programmes de formation.
Articles
Apprentissage en période de pandémie : possibilités de suivre une microformation rémunérée en vue d’une relance postpandémie
Un soutien vaste et rapide du gouvernement a reçu un large appui en réponse à la pandémie de COVID-19. Sur la base de leurs recherches sur l’opinion publique, Peter Loewen et Blake Lee-Whiting soutiennent que les Canadiens et Canadiennes, en particulier ceux/celles qui ont perdu leur revenu ou leur emploi pendant la pandémie, seraient désireux de suivre une formation professionnelle financée par le gouvernement dans le cadre de ce soutien.
Survivre à la tourmente dans l’industrie de la construction navale
L’entreprise Irving Shipbuilding inc. s’est retrouvée au cœur d’une industrie en rapide évolution et a dû s’adapter à l’évolution des besoins en main-d’œuvre et en infrastructures. Leur stratégie de perfectionnement sur place pourrait être l’approche à adopter dans d’autres secteurs ayant subi des perturbations. Consultez cette étude de cas rédigée par Sherry Scully et abordant la gestion de la transformation dans un secteur en perturbation. Cette étude s’inscrit dans le cadre du projet La nature changeante du travail du FPP, qui porte sur l’avenir du travail.
L’apprentissage continu, un engagement gagnant pour le fabricant AVIT et ses employé.e.s
Pour AVIT Manufacturing, situé à Peterborough en Ontario, avoir une approche axée sur l’humain signifie que les employé.e.s se voient constamment offrir la possibilité de mettre à jour ou d’élargir leurs compétences. AVIT est un excellent exemple démontrant que l’encouragement de l’apprentissage continu en milieu de travail demeure un atout. Consultez cette étude de cas rédigée par Daniel Squizzato et abordant les façons de composer avec la précarité dans un secteur en perturbation. Cette étude s’inscrit dans le cadre du projet La nature changeante du travail du FPP, qui porte sur l’avenir du travail.
« Il est possible de faire de chaque boulot un bon emploi; le problème, c’est que nous décidons simplement de ne pas agir en ce sens. » Comment améliorer le travail dans l’économie canadienne des petits boulots
Des millions de personnes à revenu modeste au Canada ont un emploi précaire. La pandémie a engendré des conditions économiques plus instables que jamais – nous avons besoin d’un programme pour assurer un avenir au travail précaire. Lisez cette étude de cas par Catherine Lathem sur comment fiabiliser le travail à la demande – ceci pour le projet du FPP, « La nature changeante du travail », sur l’avenir du travail.
Les microcertifications pour requalifier la main-d’œuvre du Canada est-elle une aubaine ou tout simplement du battage publicitaire?
Les programmes de microcertification deviennent une façon populaire de se perfectionner, mais l’absence de normalisation, entre autres préoccupations, pourrait avoir une influence sur leur pérennité. Prenez connaissance de cette étude de cas rédigée par Rosanna Tamburri qui approfondit les sujets abordés dans le rapport de Harvey Weingarten sur les innovations pour le secteur universitaire – le tout dans le cadre du projet La nature changeante du travail du FPP sur l’avenir du travail.
Le Michener Institute a révolutionné le domaine de la formation en soins de santé – Les autres secteurs pourraient-ils en tirer des leçons?
Le Michener Institute est le seul établissement postsecondaire qui cherche à répondre directement aux besoins immédiats du système de santé. Le modèle Michener pourrait être intéressant non seulement pour le paysage changeant des soins de santé du Canada, mais il pourrait également fournir des apprentissages transférables à d’autres secteurs. Prenez connaissance de cette étude de cas rédigée par Rosanna Tamburri qui approfondit les sujets abordés dans le rapport de Harvey Weingarten sur les innovations pour le secteur universitaire – le tout dans le cadre du projet La nature changeante du travail du FPP sur l’avenir du travail.
Intendance de l’IA et changement culturel : l’affaire de tous
Qu’est-ce qui sera nécessaire pour guider le développement numérique et appuyer les travailleurs et le grand public durant la transition vers un futur plus automatisé? Les leaders émergents qui ont participé au Forum de Banff affirment que les principes sous-jacents que nous suivons – et sur lesquels nous insistons – peuvent faire toute la différence.
Événements
Ce que nous avons appris : réflexions sur La Nature changeante du travail
Au cours de notre projet phare La Nature changeante du travail, nous avons demandé à nos auteurs, contributeurs.trices et conférencier.ères sur ce qu'ils et elles ont appris au cours des dernières années et sur l’avenir du travail.
Événement passé
Pourquoi les emplois changent-ils et où sont les opportunités pour tous et toutes?
Pourquoi les emplois changent-ils? Rejoignez Carol Ann Hilton du Indigenomics Institute et Edoardo de Martin de Microsoft pour un dialogue mené par Mark Winston de SFU le 14 juin à Vancouver.
Événement passé
Conférence sur La nature changeante du travail
La technologie, l’évolution démographique et d’autres facteurs transforment le monde du travail, et ce, rapidement. Laissez de côté les scénarios dystopiques et joignez-vous à nous pour orienter les politiques qui permettront aux Canadiens et Canadiennes de prospérer dans les emplois de demain.









