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Apprentissage en période de pandémie : possibilités de suivre une microformation rémunérée en vue d’une relance postpandémie

par Peter Loewen et Blake Lee-Whiting

Avenir du travail Emploi Innovation

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Publié:29 juin 2021

Project: La nature changeante du travail, Nature changeante du travail

L’une des pierres angulaires de la réponse du gouvernement fédéral à la pandémie de COVID-19 a été de fournir un soutien du revenu considérable aux Canadiens et Canadiennes. Ce soutien a permis de subvenir aux besoins des familles, de renforcer la confiance des consommateurs.rices et a permis à de nombreux Canadiens et Canadiennes de rester chez eux/elles pour éviter l’infection. Cette approche a été couronnée de succès. Mais que se passerait-il si, dans le cadre d’un plan de relance, le gouvernement élargissait cette approche pour inclure des programmes de formation rémunérés? Et si, par exemple, le gouvernement avait demandé à ces personnes de se recycler ou de se perfectionner par l’entremise de cours en ligne de courte durée en échange de paiements supplémentaires? Nous affirmons dans le présent article que cette solution aurait bénéficié d’un soutien important.

Alors que le gouvernement canadien examine les prestations de relance postpandémie, il est possible d’améliorer les compétences des Canadiens et Canadiennes tout en mettant en place une relance économique postpandémie. Les Canadiens et Canadiennes sont désireux d’améliorer leurs compétences professionnelles, et surtout en raison de la pandémie, les personnes pour qui une formation améliorerait substantiellement les aspects de leur emploi sont financièrement incapables de suivre une formation professionnelle supplémentaire. Les gouvernements peuvent soit ignorer l’immense bassin de talents des Canadiens et Canadiennes les plus touchés par la pandémie de COVID-19, soit réagir en proposant de nouvelles politiques de formation professionnelle innovantes, reflétant les leçons tirées de l’élaboration des politiques pendant la pandémie.

Ce billet de blogue examine la popularité d’un programme de microformation rémunéré postpandémie pour aider les résident.e.s canadiens les plus touchés par la pandémie de COVID-19 à améliorer leurs compétences tout en leur accordant des prestations financières. Pour étudier cette approche, nous avons cherché à savoir si les programmes de microformation rémunérés font l’objet d’une demande auprès des Canadiens et Canadiennes durement touchés financièrement par la pandémie de COVID-19. Les résultats indiquent ce qui suit :

  • les Canadiens et Canadiennes qui ont été durement touchés par la pandémie sont impatients de suivre une formation professionnelle financée par le gouvernement;
  • la majorité des Canadiens et Canadiennes sont désireux de suivre des cours rémunérés de préparation à la vie active;
  • la durée du cours et la rémunération sont plus importantes pour les Canadiens et Canadiennes que le sujet du cours lorsqu’il s’agit de microformation.

L’élaboration de politiques en période de pandémie

Le 25 mars 2020, un jour avant que le gouvernement fédéral canadien ne mette en œuvre la Loi sur la mise en quarantaine en réponse à la pandémie de COVID-19, la Loi sur les mesures d’urgence visant la COVID-19 a reçu la sanction royale. Parmi plusieurs politiques destinées à contrecarrer les répercussions économiques négatives de la pandémie, il y avait la Prestation canadienne d’urgence (PCU), qui donnait droit à un avantage imposable de 2 000 $ par mois aux résident.e.s du Canada qui avaient gagné au moins 5 000 $ au cours de l’année d’imposition 2019, et qui devaient cesser de travailler involontairement en raison de la pandémie de COVID-19.

Les premiers jours de la pandémie ont été un moment unique de « consensus entre les partis sur des questions importantes liées à la pandémie de COVID-19, telles que sa gravité et la nécessité d’une distanciation physique ». Dans l’ensemble de l’échiquier politique, le sentiment général était que des mesures importantes étaient nécessaires pour réduire la gravité de la pandémie. La réponse du gouvernement a consisté en une nouvelle approche en matière d’élaboration de politiques, dans laquelle des mesures générales ont été prises rapidement pour maximiser les répercussions. Jennifer Robson, associée du FPP, soutient que « par rapport à la politique de soutien du revenu d’avant la pandémie de COVID-19, il a été décidé de verser les prestations sur la base des attestations des demandeurs.euses plutôt que de retenir les prestations jusqu’à ce que des preuves documentaires puissent être soumises, vérifiées et approuvées à l’appui de la demande. »

Alors que le Canada cherche à sortir de la pandémie, le gouvernement fédéral pourrait envisager d’adopter l’approche « faire confiance, mais vérifier » dans l’élaboration des politiques pendant la phase de reprise de la pandémie afin de maximiser le soutien, tout en réduisant au maximum les obstacles à la réception des prestations. L’une des façons de poursuivre cette approche est de mettre en œuvre un programme unique de formation professionnelle dans le cadre duquel les Canadiens et Canadiennes seront récompensés financièrement pour avoir amélioré leurs compétences professionnelles et de vie. Ce programme pourrait être destiné aux Canadiens et Canadiennes les plus touchés par la pandémie, ou simplement à ceux/celles qui sont intéressés à recevoir une petite prestation pour avoir suivi un cours en ligne offert par le gouvernement.

Pour tester la popularité d’un tel programme, notre laboratoire (PEARL à l’Université de Toronto) a interrogé 1 291 Canadiens et Canadiennes, notamment des Canadiens et Canadiennes de toutes les provinces, en mai et juin 2021, au moyen des données fournies par Abacus Data via Fulcrum, et hébergées sur la plateforme Qualtrics. L’échantillon des répondant.e.s au sondage reflète la diversité d’âge, de sexe et de région des Canadiens et Canadiennes, et constitue un échantillon largement représentatif de la population. Une pondération supplémentaire des données ne modifie pas sensiblement les résultats.

Notre objectif était de voir quel type de recyclage les gens seraient prêts à accepter, tout en mettant l’accent sur ceux/celles qui ont reçu des paiements de soutien du revenu de la part du gouvernement pendant la pandémie de COVID-19. Par conséquent, après avoir recueilli les données démographiques standard, nous avons demandé aux répondant.e.s s’ils ou si elles avaient reçu une aide fédérale pendant la pandémie et, dans l’affirmative, quel était le montant de cette aide et de quels programmes s’agissait-il. Nous avons posé les questions de fond décrites dans notre section sur les résultats et réalisé une expérience conjointe. Enfin, nous avons demandé aux répondant.e.s s’ils ou si elles avaient perdu un emploi ou un revenu quelconque en raison de la pandémie.

Résultats

Nous avons présenté aux répondant.e.s le scénario hypothétique suivant :

Imaginez que le gouvernement fédéral canadien décide de vous offrir un bon pour un cours gratuit de votre choix dans un quelconque établissement d’enseignement désigné (collèges ou universités accrédités), à condition que l’établissement accepte votre demande de suivre le cours. Participeriez-vous à ce programme de bons?

Dans tous les groupes, le programme de bons est relativement populaire; 67 % de tous/toutes les répondant.e.s ont indiqué qu’ils/elles accepteraient le programme. Pour ceux/celles qui ont perdu leur emploi ou leur revenu en raison de la pandémie de COVID-19, le programme de bons est encore plus populaire. Comme le montre la figure 1, 78 % des répondant.e.s ayant perdu leur emploi et 77 % des répondant.e.s ayant perdu leur revenu déclarent qu’ils/elles accepteraient le bon de cours, comparativement à 63 % des répondant.e.s qui déclarent ne pas avoir été touchés financièrement par la pandémie de COVID-19. Les Canadiens et Canadiennes qui ont été durement touchés par la pandémie sont impatients de suivre une formation professionnelle.

Figure 1: La popularité du programme de bons

Qu’en est-il des incitatifs à la formation professionnelle? Pour le savoir, nous utilisons la réanimation cardiorespiratoire (RCR) comme référence. Contrairement aux cours universitaires ou collégiaux qui offrent des possibilités d’apprentissage plus générales avec des avantages plus diffus, la RCR présente des avantages pour la santé de la société canadienne qui sont immédiatement perceptibles; bien que certaines professions, en particulier celles des sciences de la santé, exigent une formation en RCR, l’hypothèse ici est que le gouvernement canadien a la possibilité de fournir une compétence de vie importante aux Canadiens et Canadiennes dans le cadre d’un plan de relance post-COVID. Nous avons invité les Canadiens et Canadiennes à répondre à la question suivante :

Imaginez que le gouvernement fédéral canadien décide de vous offrir 100 $ pour suivre un cours en ligne de deux heures sur la façon d’administrer correctement la RCR (réanimation cardiorespiratoire). Suivriez-vous ce cours?

Cette offre de cours est immensément populaire auprès des Canadiens et Canadiennes : 89 % des répondant.e.s qui déclarent ne pas avoir été touchés économiquement par la pandémie ont indiqué qu’ils/elles suivraient le cours de RCR. Cette offre de cours est encore plus populaire auprès des Canadiens et Canadiennes qui ont été durement touchés par la pandémie; la figure 2 montre que plus les répercussions de la COVID-19 sont considérables, plus la popularité du programme augmente légèrement[1].

Figure 2: Popularité du cours de RCR

Bien que nous ayons examiné deux conceptions de programme plus générales, notamment un bon de cours universitaire ou collégial et un cours de RCR rémunéré, nous avons également mené une expérience conjointe pour examiner la conception des programmes éventuels. Nous avons présenté aux répondant.e.s plusieurs conceptions différentes de programmes, en variant le sujet, le temps consacré au programme et la rémunération éventuelle. Le préambule conjoint était libellé comme suit :

Imaginez le scénario hypothétique suivant : le gouvernement fédéral canadien a décidé de mettre en place un programme dans le cadre duquel vous êtes récompensé pour avoir suivi un cours en ligne sur (« les compétences de base en matière de survie, telle que la réanimation cardiorespiratoire, enseigné par un.e professionnel.le de la santé »; « la nutrition et les techniques d’exercice à domicile, enseigné par un.e expert.e »; « la production d’une déclaration de revenus au Canada ainsi que les connaissances de base sur les questions financières, enseigné par un.e comptable professionnel »; « l’histoire et la culture autochtones, enseigné par un.e chercheur.euse autochtone »). Si vous terminez le cours et passez un court test (15 à 30 minutes), vous recevrez une rémunération de (« 50 $ », « 100 $ », « 200 $ »). Il vous faudra environ (« 2 », « 5 », « 10 ») heures pour terminer le cours. Le cours est enseigné en ligne à l’aide de vidéos et de contenus préenregistrés, afin que vous puissiez apprendre et participer à votre propre rythme. Vous inscririez-vous pour suivre ce cours?

La figure 3 présente nos résultats, obtenus sur l’ensemble des répondant.e.s. Chaque point de la figure montre l’augmentation de la probabilité qu’ont les gens de choisir un programme en fonction d’une caractéristique. Les lignes horizontales représentent les intervalles de confiance estimés. La ligne en pointillé indique la référence moyenne de la volonté de suivre le cours; un cercle à gauche de la ligne indique que la caractéristique diminue la probabilité de suivre le cours, tandis qu’un cercle à droite de la ligne horizontale indique que le facteur augmente la probabilité au-dessus de la moyenne.

Figure 3

Nos résultats sont importants. Si les répondant.e.s sont plus intéressés par des cours plus courts, le montant qu’ils/elles reçoivent pour chaque cours n’a pas beaucoup d’importance. En effet, en ce qui concerne la variable de la durée du cours, les répondant.e.s sont 8 points de pourcentage plus susceptibles de suivre un cours qui prend deux heures qu’un cours qui prend 10 heures. Nous n’observons pas de différences significatives entre les quatre sujets, ce qui indique que le gouvernement pourrait offrir une variété de cours, peut-être en les ciblant en fonction des besoins connus et anticipés du marché du travail. 

Répercussions 

Le régime canadien de prestations en réponse à la pandémie a accordé la priorité à la fourniture d’une aide d’urgence au plus grand nombre possible de Canadiens et Canadiennes. Alors que le Canada cherche à se remettre de la pandémie de COVID-19, les Canadiens et Canadiennes qui ont été durement touchés par la pandémie sont impatients de suivre une formation professionnelle financée par le gouvernement; de nombreux Canadiens et Canadiennes sont également impatients de suivre des cours rémunérés de préparation à la vie active. Cette conception de programme, dans laquelle les Canadiens et Canadiennes sont rémunérés pour améliorer leurs compétences, pourrait aider à soutenir l’économie pendant la période de reprise postpandémique. En outre, elle pourrait inciter les universités à créer davantage de microcontenus en ligne, aider davantage de Canadiens et Canadiennes à développer la pratique de l’apprentissage tout au long de la vie et combler les lacunes essentielles en matière de connaissances au sein de la main-d’œuvre canadienne. 

[1] Toutefois, il convient de noter qu’il y a des effets de plafonnement importants, de sorte que toute augmentation potentielle sera naturellement limitée.

 


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À propos des auteur.es

Peter Loewen est professeur à la Munk School of Global Affairs and Public Policy et au département de science politique de l’Université de Toronto. Ses travaux analysent les mécanismes qui permettent aux politiciens de prendre de meilleures décisions, aux citoyens de faire de meilleurs choix, et aux gouvernements de remédier aux perturbations technologiques et de saisir les possibilités émergentes.

Ses articles ont été publiés dans de grandes revues spécialisées en science politique, en économie, en psychologie, en biologie et en sciences pures, ainsi que dans des journaux grand public comme le Washington Post, le San Francisco Chronicle, le Globe and Mail, le National Post et le Ottawa Citizen. Ses recherches ont été financées par le CRSH, le Conseil européen de la recherche, le gouvernement de l’Ontario et d’autres organismes.Peter intervient régulièrement dans les grands débats de société et il est consultant pour divers organismes publics et privés.

Il a auparavant été directeur de l’École de politiques publiques et de gouvernance et du Centre d’étude sur les États-Unis de la Munk School of Global Affairs. Il a aussi été chercheur au Center for Advanced Study in the Behavioral Sciences de l’Université Stanford et professeur invité à l’Université Princeton et à l’Université de Melbourne.

Blake Lee-Whiting est étudiant au doctorat dans le département de sciences politiques de l’Université de Toronto, et chargé de recherche du Policy, Elections, and Representation Lab (PEARL) à la Munk School of Global Affairs and Public Policy. Ses recherches portent sur la politique Canadienne, les attachés politiques, et les effets perturbatrices de la technologie.

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