Le Canada a connu ces dernières années des relations difficiles avec les États-Unis. Il est devenu évident que le Canada doit dépasser le discours classique du commerce des biens avec les É.-U. et se concentrer sur des aspects qui seront d’une extrême importance pour ses atouts diplomatiques dans les années à venir, à savoir la culture et la technologie.

Peu importe le confort que nous a accordé par le passé la relation privilégiée du Canada avec les États-Unis, les vicissitudes de ces quelques dernières années devraient nous servir d’avertissement. Peut-être est-il encore vrai que nos deux pays sont et seront toujours « amis, partenaires et alliés », mais il est tout aussi vrai qu’à mesure que se façonne le nouvel ordre politique et économique mondial, le Canada n’est plus sur le même côté de l’histoire que nos meilleurs amis du Sud. Nous jetterons ici un bref coup d’œil pour savoir comment nous pouvons dépasser le discours classique de la relation canado-américaine en nous concentrant sur les facteurs qui revêtiront la plus grande importance pour nos atouts diplomatiques dans les années qui viennent.

Nous possédons déjà une somme considérable d’études, y compris dans le cadre de la présente série Rebâtir le Canada, qui portent sur le discours traditionnel de la relation Canada-É.‑U., notamment en ce qui a trait à l’importance, et peut-être surtout, à l’aspect pratique de la diversification. Les appels de longue date pour que le Canada augmente sa part des exportations vers les marchés en croissance rapide ont bien vieilli. L’accès aux marchés étrangers est la clef de la réussite de nombre d’entreprises canadiennes, en même temps que le moteur de la croissance économique du Canada, et le dicton qui nous invite à ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier, nous l’avons souvent entendu. Au fil des ans, nous avons su aller au-delà de la politique et de la programmation.

Le Canada est le seul pays du G7 à avoir conclu des accords de libre-échange avec tous les autres pays du G7. Ces dernières années, le Délégué commercial en chef du Canada a mis en place tout un appareil voué à renseigner les entreprises – particulièrement les PME – sur la façon de tirer parti de la manne de possibilités qui se situent sur la trame de l’accès préférentiel des entreprises canadiennes de par le monde. Cet effort ciblé et soutenu était depuis longtemps attendu et, même si mener le cheval à l’abreuvoir ne garantit pas qu’il boira, l’ancienne méthode où l’on négociait un accord, pour ensuite rester dans l’expectative et espérer que les entreprises possédaient les outils et les ressources pour voir ce que cela leur offrait s’est avérée pour le moins inefficace.

De la même façon, nous disposons abondamment d’analyses sur l’aspect que prendra la coopération Canada-É.-U. sur les tribunes multilatérales dans les années qui viennent. La toile de fond de tout engagement futur est un retrait des É.-U. du multilatéralisme et un désir de plus en plus vif que toute coopération soit de nature transactionnelle, privilégiant les résultats à court terme et concrètement mesurables aux alliances stratégiques à long terme. Les appels pour que le Canada garde les portes ouvertes aux nouveaux amis et investisse plus lourdement dans les alliances qui auraient peut-être été négligées sont opportuns.

Les alliances et les partenariats historiques ne sont peut-être plus fiables, de sorte qu’il est urgent de nous adapter à l’évolution des centres et des sphères d’influence du monde. Les voix influentes ont maintenant un aspect et une tonalité différents, le réservoir des intervenants et des discours éclairés s’élargit et de plus en plus d’entreprises et d’identités culturelles et politiques ont un pouvoir décisionnel dans le monde.

Trouver les moyens d’établir des liens et de vraiment se lier à une vaste gamme d’intervenants et d’influenceurs mondiaux, particulièrement aux É.-U., sera vital afin de mieux comprendre où pourraient se situer les points d’intersection et de collaboration entre le Canada et les É.-U. et où se situeront les tensions futures.

Avec la plus longue frontière non défendue au monde qui nous sépare, on disait depuis longtemps que si les É.-U. reniflent, le Canada attrape le rhume. Notre capacité de comprendre l’évolution des tendances sociales, économiques et politiques dans l’ensemble des É.-U. et de cultiver des relations avec un ensemble diversifié d’acteurs possédant de l’influence aux échelons fédéral, des États et des localités revêt plus d’importance que jamais. Les perspectives régionales de renforcement de la coopération et des influences pourraient très bien s’avérer plus efficaces pour le Canada. De la sorte, il serait essentiel de mieux comprendre les différences régionales aux É.-U. et les diverses collectivités d’intérêt – dans tous les domaines de l’entreprise, de la culture, de la technologie et au-delà.

L’évolution de la nature de nos relations avec notre voisin du Sud nous obligera à changer la façon dont nous abordons la relation et à élargir les enjeux qui se révèlent être les grandes priorités.

Même si, reconnaissons-le, c’est un point de vue peu objectif, je crois que le Canada possède certains des meilleurs atouts diplomatiques de tous les pays. Nous avons pu le constater dans l’ensemble du réseau américain en 2018, dans la foulée des tarifs du président Trump sur l’acier et l’aluminium et nos efforts pour moderniser l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). La capacité du réseau d’utiliser les canaux diplomatiques et de dépasser les habituels moyens de Washington pour y parvenir a suscité des applaudissements marqués pour son efficacité. Le succès n’était pas dû au hasard. Après novembre 2016, l’Équipe Canada dans l’ensemble des États-Unis a été constituée, et un niveau élevé d’intention et un effort diplomatique intense et coordonné de plusieurs mois axés sur les enjeux pour aboutir au succès.

Pendant des décennies, l’approche du réseau de notre mission aux É.-U. a reposé sur des questions de relations canado-américaines intenses et de défense sur des enjeux pressants et elle a été extrêmement efficace pour aider à régler les questions commerciales discrètes. Au-delà de cela, la formule des opérations quotidiennes est largement conforme aux normes de tout centre général ambassade/consulats sur le modèle d’un réseau en étoile : les 11 consulats du Canada se concentrent surtout sur le développement traditionnel du commerce international et les initiatives générales de défense sur certains enjeux – la sécurité et l’énergie étant les plus fréquents – et l’ambassade prend la part du lion dans la collecte et la communication du renseignement politique.

En regardant vers l’avenir, il est sensé de se demander s’il est temps d’examiner un modèle différent de mobilisation, un modèle qui lierait directement une nouvelle approche à l’identification de ce à quoi ressemble l’engagement prioritaire dans l’ensemble du réseau et, en retour, ce que cela signifie sur le plan des compétences nécessaires dans l’ensemble de nos équipes aux É.-U.

La prochaine rubrique du présent document offre un éclairage initial sur cette question en ce qu’elle touche deux domaines, la diplomatie technique et la diplomatie culturelle que plusieurs, y compris moi-même, tenons pour être « la prochaine étape » pour façonner les relations du Canada avec les É.-U. et tirer parti des atouts canadiens pour animer notre prospérité à long terme.

La diplomatie classique se compose d’une représentation officielle, de l’aide aux citoyens à l’étranger, de la négociation, de la collecte et de la diffusion de l’information. Même si ces aspects demeurent une partie importante du travail, la diplomatie moderne a changé notre façon de communiquer, ce que touche la représentation dans un contexte international et la question de savoir quels pays doivent et devraient se soucier l’un de l’autre. Les questions entourant le commerce, la défense et la sécurité, ainsi que l’énergie, sont toujours les piliers de la relation canado-américaine. Nous sommes mutuellement nos principales destinations d’exportation[1] et nous sommes l’un envers l’autre les plus grands partenaires en commerce de l’énergie[2]. Par contre, jumelés aux ensembles classiques d’enjeux, nous trouvons des questions montantes qui, de plus en plus, façonnent le pouvoir, la politique et l’influence dans l’ensemble de la planète. Deux de ceux-là en particulier seront essentiels pour donner sa forme à la relation canado‑américaine, à savoir la diplomatie technologique et la diplomatie culturelle.

Le Canada a la chance d’avoir une représentation diplomatique de haut niveau à New York, à San Francisco, à Seattle et à Los Angeles, qui sont toutes des centrales énergétiques dans les espaces technologiques et culturels. Aspect plus important, tous comprennent les environnements canadien et américain et où se situent les points d’entrée du Canada pour qu’il puisse trouver son espace et sa place dans le nouveau discours de l’économie mondiale, qui est en voie de rédaction, avec à l’avant-plan la technologie et la culture.

On pourrait (et devrait) rédiger des communications complètes et distinctes sur la diplomatie technologique et culturelle dans le contexte canado-américain. Par contre, nous commencerons ci‑après par un premier éclairage sur l’orientation future du Canada, établi par deux de nos experts du domaine, Rana Sarkar, consul général du Canada à San Francisco, sur la diplomatie technologique et Zaib Shaikh, consul général du Canada à Los Angeles, sur la diplomatie culturelle.

Au-delà de toute confusion avec le concept de diplomatie numérique[3] la diplomatie technologie s’est développée au vu du fait que l’industrie mondiale de la technologie joue un rôle de plus en plus influent pour façonner les politiques intérieures et étrangères de divers États[4] et que la technologie et le passage au numérique doivent être perçus comme des priorités transversales en matière de politique étrangère et de sécurité.

La « techplomacie » est née officiellement au Danemark en 2017, lorsque ce pays a nommé le premier ambassadeur technologique au monde, doté d’un mandat mondial et partageant son temps entre Silicon Valley, Beijing et Copenhague.

Au cœur de cela est le désir de tirer parti de nouvelles avenues de participation et de discussion au-delà des échanges classiques entre gouvernements. Le nouveau Bretton Woods, en cours de rédaction, aura un énorme effet sur notre fondement économique, notre sécurité, ainsi que nos assises démocratiques et sociétales. Il se crée dans la prochaine base industrielle et de sécurité des fortunes se chiffrant dans les billions (Apple à elle seule vaut plus que l’ensemble de l’industrie américaine de l’énergie). La diplomatie réglementaire, normative et commerciale doit être profondément enracinée dans nos réseaux régionaux et, comme le font d’autres pays, nous devons tirer parti de nos avantages d’accès dans l’ensemble des États-Unis pour mener nos nouveaux scénarios mondiaux.

Les arbres décisionnels de la technologie passent encore en majorité par des nœuds d’influence comme la Silicon Valley. Le Canada a réussi de grandes percées dans ces discussions et réseaux depuis 2017 et il est urgent qu’il tire parti de ces premiers progrès par une nouvelle capacité en sensibilisation/recherche et diplomatie publique, tant dans la Silicon Valley que dans les carrefours mondiaux comme la Côte Ouest des É.-U. (Seattle, Los Angeles et San Francisco), New York, Londres, Genève, Washington, Ottawa et Beijing. Une partie importante est en cours et le Canada a le choix : suivre le prix ou l’établir.

L’importance de ce point d’inflexion pour le Canada est difficile à surévaluer et a acquis encore plus d’importance de mois en mois. Qu’il s’agisse de lutte antitrust, de concurrence, de protection de la vie privée, de sécurité, d’intégrité des élections, de transition énergétique et de développement d’une nouvelle plateforme – tout se déroule en même temps et à grande échelle. Les marchés ont misé sur cela (d’où l’hyper concentration et la hausse de la technologie dans tous les indices). Notre défi est que la naissance rapide de ce paysage a surclassé notre capacité institutionnelle de la comprendre. La COVID-19 a accéléré le processus et nous ne pouvons plus nous permettre d’hésiter.

L’infrastructure diplomatique actuelle du Canada a évolué de façon tout à fait sporadique au cours des dernières décennies, pour réagir à des difficultés d’ordre micro et macro en matière de commerce et d’investissement, à l’époque où les É.-U. étaient largement pro-échanges, pro-Amérique du Nord (après la Commission Macdonald) et souscrivaient aux normes d’exploitation postérieures à la guerre. Nous avons en grande partie abandonné nos objectifs en matière de diplomatie et d’offensive publiques.

Les choses deviennent maintenant plus difficiles, beaucoup plus difficiles. La migration climatique, l’hyper polarisation et le retrait de l’ordre libéral du commerce international ne vont pas disparaître demain. L’harmonisation des valeurs et des intérêts, les joueurs et la partie s’inscrivent tous sur le long terme. Pour soutenir le risque, il faudra une plateforme plus nuancée et bien « ressourcée » pour la collecte de l’information et la défense. Notre plateforme actuelle a connu des réalisations extraordinaires dans des circonstances difficiles, mais compte tenu tout simplement de l’ampleur des changements, il faudra quelque chose de différent. Par le passé, nous avons connu de multiples canaux redondants aux États-Unis et nos institutions et relations en place nous ont aidés à tirer notre épingle du jeu. Ce n’est pas le cas actuellement et ce n’est pas adapté à la période post-pandémie de 2022 à 2024.

La discussion sur le rôle que la culture peut jouer dans la politique étrangère du Canada ne date pas d’hier. L’Énoncé de politique étrangère de 1995 du gouvernement du Canada, Le Canada dans le monde, voyait dans les valeurs et la culture canadiennes le « troisième pilier » de la politique étrangère, sur le même pied que les deux premiers piliers, à savoir la croissance économique et la paix et la sécurité internationales.

En 2019, le Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international publiait un rapport intitulé « La diplomatie culturelle à l’avant-scène de la politique étrangère du Canada »[5]. On y soulignait le fait que les arts et la culture sont des atouts en politique étrangère et que le Canada devait investir dans un cadre stratégique de diplomatie culturelle fixant des buts clairs et mesurables liés aux objectifs majeurs de la politique étrangère, en précisant les rôles et les responsabilités au sein de l’appareil fédéral.

Le rapport du Sénat arrivait à point nommé et a permis de remettre sur le tapis un débat qui, selon certains, aurait été oublié ces dernières années. Ce qu’il faut, maintenant, c’est de veiller à ce que le cadre stratégique à l’endroit des É.‑U. soit à la hauteur du contexte du XXIe siècle et poursuive dans la lignée de ce que le Canada a déjà vu et souligné de l’autre côté de la frontière. Avertissement : cela ne ressemble pas à la culture des années révolues.

À une époque marquée par des difficultés sanitaires, climatiques et géopolitiques sans précédent, le monde a besoin plus que jamais d’être connecté. L’accroissement de la demande de contenu mobilisant et de collectivité partagée survient à un moment où les talents culturels du Canada sont à leur stade le plus prolifique et le plus profitable tout en étant des plus diversifiés et variés.

Plus de 7 milliards de dollars en films, émissions de télévision et productions d’animation viennent annuellement du Canada et alimentent cet hyper industrie verticale, multicanaux et multiplateformes. Le géant Spotify de la diffusion en continu est dominé par des milliards de téléchargements provenant d’artistes canadiens de la musique comme Drake, The Weeknd, Jessie Reyez, Alessia Cara… et la liste n’en finit pas. Et les Raptors de Toronto, champions de la NBA, se sont fait leur nouvelle place dans un des sports professionnels américains les plus classiques et s’en sont servi pour promouvoir des changements sociétaux par leur leadership et leur initiative de défense Black Lives Matter.

Ce n’est là qu’un cliché des diverses façons dont le Canada soulève les défis par l’exportation de sa propre marque spéciale de culture. Et le succès de cette marque a fracassé les vieux stéréotypes des patinoires de hockey, du sirop d’érable et des filles précoces nommées Anne. La culture canadienne du XXIe siècle est née dans les collectivités (Noirs, Autochtones, LGBTQ2 et plus) qui ne sont pas appréciées ici autant qu’elles sont célébrées sur la scène mondiale. Le monde d’aujourd’hui assiste à quelque chose de spécial dans la narration canadienne et le talent, que nous ne pouvons voir par nous-mêmes – et cela apporte à nos principaux contributeurs culturels le succès, des marques d’approbation et des recettes à des niveaux record.

Il est temps, maintenant, de saisir ce moment et d’écouter ce que le monde nous dit, lorsqu’il fait sien ce qu’il voit de précieux et de bon dans la culture canadienne, même si ces perceptions visuelles, auditives et chromatiques sont différentes de celles que nous avons soulignées chez nous depuis des générations. La raison est qu’il s’agit d’une nouvelle génération de personnes qui racontent et qui font savoir au monde ce que le Canada signifie pour eux.

C’est maintenant au tour du Canada d’injecter la contrepartie de notre investissement dans cette nouvelle génération de Canadiens qui crée une valeur réelle et durable dans une industrie culturelle mondiale en pleine croissance sur laquelle le monde tourne les yeux, tend l’oreille et est lié à ce qu’il y a de mieux au Canada.

Alors, que faut-il en conclure maintenant? Comment conjuguer la diplomatie fondée sur les enjeux à une approche plus stratégique et plus nuancée, reconnaissant les réalités hyper locales/de la rue comme étant la réalité générale possible de l’avenir? Comment veiller à ce que le Canada tire parti de ce créneau en technologie et culture, particulièrement chez nos voisins du Sud?

J’ai perdu ma boule de cristal, expédiée avec mes effets personnels, mais pour ceux qui assumeront cette entreprise au cours des prochains mois, je termine avec trois points à retenir sur lesquels élaborer :

  1. L’expertise et la compétence nécessaires pour discerner les perspectives actuelles et (encore plus important) futures de développement du commerce international et pour élaborer les relations avec les futurs influenceurs politiques qui seront distincts selon les territoires, tout comme le seront les bonnes méthodes d’engagement.
  2. L’ensemble du réseau de personnes concernées ici au Canada et dans la totalité de notre réseau aux É.-U. doit être vraiment concentré pour se fixer sur le résultat : la prospérité future et durable du Canada. Conserver cette optique devrait nous aider à parvenir à une combinaison appropriée d’efforts intenses, immédiats et spécifiques, jumelés à des efforts prospectifs et nous emmener au-delà du discours traditionnel sur l’avenir des liens économiques entre le Canada et les États-Unis. Comme le décrivait notre consul général à New York, des domaines comme la technique et la culture doivent être perçus comme des « équations porteuses » : servant à attirer l’immigration (l’une des principaux moteurs de notre capacité à diriger, et non à traîner de l’arrière), attirer l’investissement et orienter le processus décisionnel en faveur du Canada.
  3. Il y a, entre la diplomatie technique et la diplomatie culturelle, un harmonisation et un croisement qu’il ne faut surtout pas négliger. Une histoire racontée par l’ambassadeur Jeremy Kinsman, à l’époque où il était en poste en Italie, explique cela parfaitement. Voyons le tableau : l’Italie subit une privatisation massive de ses secteurs des télécommunications et de la technologie. BCE, Nortel, RIM étaient les joueurs et soumissionnaires, mais aucun en Italie n’a associé le Canada à l’innovation et à l’exécution technologiques. Ce qui a changé le discours, ce n’était pas les appels extérieurs, les salons commerciaux et les démonstrations habituelles de produits, finalement. Mais quoi alors? La présentation à des publics cibles, des monologues dramatiques technologiques de Robert Lepage; les productions uniques de Rhombus Media (où Yo Yo Ma jouait des suites de Bach à l’intérieur de projections 3-D de dessins de prisons en ruines de Bernini), permettre à Pinchas Zuckerman de l’Orchestre du CNA de donner des cours de maître en Italie grâce à l’Internet haute vitesse, sauvegarder par l’imagerie canadienne tridimensionnelle le Duomo de Sienne saturé par l’eau.

Tirer parti de la culture et du talent canadiens a donné du prestige à nos fournisseurs de solutions techniques et permis à la réputation du Canada de changer à l’égard des solutions techniques.

  1. Plus de 75 % des exportations canadiennes vont aux États-Unis. Les exportations des É.-U. au Canada dépassent le total des exportations américaines combinées en Chine, au Japon, en Corée du Sud et à Singapour et le Canada et le premier marché d’exportation pour 35 États américains.
  2. Même si le Canada a exporté des produits énergétiques vers 148 pays en 2018, les É.-U. intervenaient pour 89 % des exportations énergétiques du Canada par leur valeur (117,8 milliards de dollars). Dans la même année, les É.‑U. intervenaient pour 70 % des importations énergétiques du Canada en valeur (35,5 milliards de dollars).
  3. On considère généralement la diplomatie numérique comme une forme de diplomatie publique. Cela fait appel aux technologies numériques et aux plateformes des médias sociaux, par exemple Twitter, Facebook et Weibo, qu’utilisent les États pour établir la communication avec les publics étrangers, habituellement de manière non coûteuse. Olubukola Adesina
  4. https://www.brookings.edu/wp-content/uploads/2018/11/IntroducingTechplomacy.pdf
  5. https://sencanada.ca/content/sen/committee/421/AEFA/Reports/Rapport_DiplomatieCulturelle_f.pdf

Partenaires du secteur privé : Manuvie et Shopify

Partenaire de consultation : Deloitte

Gouvernement : Gouvernement du Canada

Gouvernements provinciaux : British Columbia SaskatchewanOntario et Québec

Partenaires de recherche : Conseil national de recherches Canada et Centre des Compétences futures

Fondations: Metcalf Foundation

FPP tient à reconnaître que les points de vue et opinions exprimés dans cet article sont ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux des partenaires du projet.

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