La COVID-19 a sonné l'alarme pour l'économie de l'entrepreneuriat du Canada. L’auteur de cet article explique pourquoi certains entrepreneurs ont prospéré, alors que d’autres sont confrontés à des problèmes sans précédent.

La pandémie de la COVID-19 et la crise économique ont révélé deux visages de l’entrepreneuriat au Canada. D’un côté, les entreprises qui ont pu compter sur une infrastructure numérique de grande qualité et les services d’experts technologiques ont été plus résilientes et ont traversé le pire de la crise économique. De l’autre côté, les entreprises qui n’ont pas pu passer au commerce numérique – en raison d’une connectivité insuffisante, de limitations financières ou d’un manque d’expertise – ont souffert; bon nombre d’entre elles sont en train de faire faillite et d’autres risquent de se retrouver dans la même situation. Le fossé entre les entrepreneurs connectés et non connectés est profond, et empêche nombre d’entrepreneurs de favoriser la prospérité et l’emploi tant pour eux-mêmes que pour leur collectivité.

La prospérité et la compétitivité à venir du Canada dépendent du dynamisme des entrepreneurs et de la robustesse de l’infrastructure numérique dont ils disposent. La pandémie a mis cette infrastructure à l’épreuve et révélé des inégalités substantielles dans les opportunités entrepreneuriales. En effet, la région dans laquelle les entrepreneurs pratiquent ainsi que leur accès aux réseaux, aux possibilités de mentorat et aux ressources humaines et financières déterminent leurs chances de succès. Les entrepreneurs des régions rurales et éloignées, ainsi que les peuples autochtones, les minorités racialisées, les femmes et les personnes à faible revenu ont moins facilement accès à ces ressources critiques. Notre écosystème entrepreneurial fonctionne pour certaines personnes, mais oblige d’autres personnes à combattre avec une main derrière le dos.

Si nous voulons que le Canada jouisse d’une économie entrepreneuriale inclusive et florissante, nous devons favoriser la prospérité et le bien-être de tous, édifier et étendre une infrastructure numérique à grande vitesse accessible à tous, rehausser les compétences et les mentalités dans le domaine du numérique et veiller à ce que les entrepreneurs au fort potentiel aient les ressources financières dont ils ont besoin pour réussir. Nous devons prendre des mesures concrètes à cette fin, non seulement pour survivre à la crise économique actuelle, mais pour assurer la réussite et la prospérité entrepreneuriale de notre pays à long terme, bien au-delà de la période de la COVID.

Une ambition, des compétences et des ressources financières élevées

Avant la pandémie, le Canada avait certains des ingrédients nécessaires au démarrage et à l’accélération de la prospérité économique. Notre ambition entrepreneuriale est forte. En 2019, près d’un Canadien sur cinq envisageait de lancer, ou avait tout récemment commencé à établir, une nouvelle entreprise, soit la proportion la plus élevée au monde[1]. De plus, près de 60 % des Canadiens de 25 à 64 ans ont atteint un certain niveau de scolarité postsecondaire, soit un pourcentage plus élevé que celui des autres pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ce qui signifie que l’ambition entrepreneuriale des Canadiens est soutenue par des compétences et des connaissances de pointe[2]. Les étudiants sont plus nombreux que jamais à se spécialiser en gestion, en affaires et en finances, et les étudiants de nombreuses disciplines sont encouragés à envisager le potentiel entrepreneurial des aptitudes et des connaissances qu’ils ont acquises. Parallèlement, le financement de certains entrepreneurs s’est amélioré. Au cours de la dernière décennie, le Canada est passé d’un faible accès au capital de risque au troisième rang (par rapport au PIB) des pays de l’OCDE, derrière Israël et les États-Unis[3]. Mais on relève des écarts à l’intérieur du pays, et bon nombre de ressources et d’opportunités sont inégalement réparties.

Démarrages léthargiques et traînards technologiques

En dépit de ses ambitions élevées et de ses nombreux talents, le Canada continue d’afficher des taux médiocres de démarrage et de mise à niveau et, depuis des décennies, les entreprises sont peu enclines à adopter la technologie. Avec un taux d’entreprises en démarrage de 8 %, le Canada est à la traîne par rapport à la moyenne de 10,5 % de l’OCDE et aux autres pays du G7, comme le R.-U. (13,9 %) et la France (11,4 %), et bien loin derrière les chefs de file de l’OCDE comme la Pologne (17 %), la Hongrie (16,5 %) et la Corée (15,1 %). Les Canadiens ont des initiatives entrepreneuriales, mais il leur manque la capacité d’exécution.

L’adoption et l’utilisation de la technologie par les entreprises canadiennes constituent un autre problème d’envergure. À 2,1 %, l’investissement des entreprises canadiennes dans les technologies de l’information et des communications (TIC) (par rapport au PIB) est inférieur à la moyenne de 2,2 % de l’OCDE, et bien loin derrière le niveau des États‑Unis (3,1 %). De plus, les investissements en TIC du Canada n’ont cessé de diminuer depuis la récession de 2008‑2009. Plus particulièrement, dans le secteur du cybercommerce – la vente de biens et de services en ligne – le palmarès du Canada est encore plus inquiétant : seulement 18,5 % des entreprises canadiennes offraient des options de cybercommerce en 2017, ce qui est inférieur à la moyenne de 23 % de l’OCDE et bien loin derrière des chefs de file du domaine comme la Nouvelle‑Zélande (50 %) et l’Australie (46 %)[4].

La COVID-19, et après

La crise économique suscitée par la COVID-19 a accéléré et exacerbé certaines tendances, bonnes et mauvaises, de l’entrepreneuriat au Canada.

Bon nombre d’entrepreneurs ont fait preuve de résilience en adoptant rapidement et à bras ouverts le cybercommerce et la numérisation pour servir leurs clients en ligne. Avant la pandémie, moins d’une entreprise canadienne sur cinq possédait l’infrastructure nécessaire au cybercommerce, mais cette tendance s’est considérablement accélérée au cours des six derniers mois. Bien que les ventes au détail aient chuté de près de 18 % entre février et mai, les ventes en ligne on presque doublé[5]. Une grande partie des entrepreneurs qui ont accueilli à bras ouverts l’ère du numérique et s’y sont préparés ne se contentent pas de survivre. Ils prospèrent.

Cybercommerce et ventes au détail en magasin (Indice mensuel, janvier 2016=100)

Source : Statistique Canada, « Le commerce de détail électronique et la COVID-19 ».

Non connectés à l’ère du numérique

Bien que quelques entreprises et certains consommateurs prospèrent à l’ère de l’entrepreneuriat numérique, ils sont encore nombreux à être mis en marge de la voie du succès. Le manque d’accès fiable à l’Internet à grande vitesse y est pour beaucoup. L’Internet est indispensable pour obtenir l’information requise et profiter du cybercommerce et même des possibilités éducatives; pourtant, un ménage canadien sur dix n’est toujours pas connecté[6]. Ce sont généralement les ménages ruraux et à faible revenu, les collectivités autochtones et les minorités racialisées qui sont exclus. L’absence de connexion Internet limite les possibilités de participer également à la vie sociale, politique et économique, et notamment les possibilités de devenir entrepreneur afin de lancer et de faire croître une entreprise à l’ère du numérique.

Comme les écarts concernant la connectivité sont particulièrement marqués dans les régions rurales et éloignées du Canada, des communautés entières demeurent à la traîne. Bien que 85 % des ménages canadiens aient accès aux vitesses cibles minimales fixées par la Stratégie canadienne pour la connectivité (téléchargement à 50 Mbps/téléversement à 10 Mbps), seulement 37 % des membres des collectivités rurales et 28 % des résidents des réserves des Premières Nations bénéficient de ces vitesses[7]. Or, ces obstacles structurels à la participation à l’économie numérique ne limitent pas seulement le bien‑être social et économique des collectivités les plus affectées, mais l’ensemble du Canada. En effet, lorsque certains sont exclus, tous perdent des occasions.

Accès Internet à 50/10 Mbps
(Pourcentage des ménages)

Source : CRTC, Rapport de surveillance des communications, 2019.

Des ressources financières limitées

Bien qu’avant la pandémie, le capital de risque ait fortement augmenté et que, durant la pandémie, les programmes de prêt aux entreprises aient permis à de nombreuses entreprises de survivre, l’accès à ces ressources s’est révélé inégal. Selon les résultats d’une analyse, près de 90 % des transactions de capital de risque réalisées au Canada concernaient des entreprises fondées exclusivement par des hommes, ce qui montre bien les difficultés qu’ont les femmes d’obtenir de l’aide financière[8]. Selon la Chambre de commerce noire du Canada, les obstacles à l’obtention de capitaux, que soit sous la forme de prêts ou de capital de risque, constituent un défi majeur pour les entrepreneurs noirs également, ce qui limite leur capacité d’adopter les technologies numériques et ainsi de faire croître leur entreprise[9].

Même les entreprises qui reconnaissent la nécessité de passer au numérique et arrivent à obtenir les fonds requis pour ce faire ont de la difficulté à trouver l’expertise dont ils ont besoin pour mettre en œuvre et assurer le maintien des plateformes numériques. Ce n’est pas d’hier que les entreprises canadiennes, et plus particulièrement celles axées sur la technologie, soulèvent le problème de la pénurie des talents numériques nécessaires au soutien de leurs activités et de leur croissance. Selon certaines analyses, le retard du Canada dans l’adoption des TIC et du cybercommerce est directement lié à la pénurie de talents numériques, une pénurie qui se fait d’autant plus sentir maintenant que nombre d’entreprises essaient de s’adapter aux réalités de la COVID-19[10]. Certaines initiatives de numérisation requièrent moins compétences que ce que pensent les entrepreneurs, notamment l’établissement d’une présence commerciale en ligne sur une plateforme externe par rapport au maintien de l’infrastructure et du matériel numériques internes. Dans ces cas, la simple perception (erronée) d’une pénurie de talents numériques pourrait freiner certains entrepreneurs.

Face à l’urgente nécessité d’adapter les plateformes et les stratégies commerciales à la réalité économique de la COVID-19, et au-delà, les gouvernements fédéraux et provinciaux du Canada ont, en collaboration avec des partenaires du secteur privé, lancé un certain nombre de programmes de soutien. Les initiatives visant à aider les entreprises à établir une présence en ligne, qui concernent tant l’aspect technique que gestionnaire de la transformation, font partie d’une série de programmes fortement sollicités[11].

Le gouvernement fédéral a également renouvelé sa promesse de veiller à ce que les collectivités rurales et éloignées bénéficient d’une meilleure connexion. En sus de réitérer son engagement envers sa Stratégie canadienne pour la connectivité initialement lancée en 2019[12], il a indiqué qu’il envisageait de faire de l’Internet à grande vitesse fiable un « service essentiel »[13]. Ces deux initiatives sont primordiales pour que les entreprises et les consommateurs des régions rurales puissent aussi participer à l’économie numérique. Cependant, l’évolution de la connexion des régions rurales et les progrès liés à la reconnaissance du caractère essentiel de l’Internet sont actuellement au point mort; par conséquent, bon nombre d’entreprises des régions rurales et éloignées sont maintenant en retard par rapport aux entreprises des régions urbaines[14]. Il faut donc raccourcir les délais, prendre des mesures d’urgence et publier régulièrement des rapports d’étape pour veiller à améliorer rapidement la connexion de l’ensemble des entrepreneurs, des collectivités et des consommateurs canadiens.

La connectivité : un impératif de la compétitivité

Bien que les gouvernements de l’ensemble du Canada aient rapidement développé et déployé une série de mesures pour remédier à la crise économique et aux problèmes issus de la pandémie, il est toujours nécessaire d’élaborer des initiatives à long terme pour favoriser l’entrepreneuriat efficace et équitable à l’ère du numérique. L’échéance de 2030 fixée pour les visions de l’économie en ligne a été ramenée à 2021 par la réalité de la pandémie. Les échéances de cinq à dix ans attachées aux recommandations et aux plans d’action antérieurs doivent maintenant être ramenées à cinq ou dix mois, voire moins. Pour pouvoir saisir les opportunités dont ont besoin les entrepreneurs canadiens intéressés et motivés et construire une économie au sein de laquelle l’entrepreneuriat sous-tend la compétitivité et la prospérité canadiennes, il faut accélérer la connectivité, rehausser les compétences numériques et favoriser les investissements financiers dans ce sens.

Accélérer la connectivité universelle, égale et abordable.

Les écarts au niveau de la connexion contribuent à empêcher les minorités raciales, les peuples autochtones et les résidents des collectivités rurales et éloignées de participer à l’économie en tant qu’entrepreneurs, consommateurs, travailleurs et apprenants. Pour remédier à ces lacunes et à ces exclusions et mettre à profit tout l’éventail des ambitions entrepreneuriales du Canada, le gouvernement fédéral doit rapidement prendre des mesures pour :

  • Édifier une infrastructure Internet à grande vitesse dans toutes les collectivités d’ici à 2023. Le Canada arrive au bas du classement des pays de l’OCDE en termes d’accès à l’Internet à grande vitesse dans les collectivités rurales et éloignées. Nous devons dépasser le stade des plans et prendre des mesures concrètes afin de nous hisser parmi les dix premiers.
  • Veiller à ce que tout le monde ait les ressources nécessaires pour accéder à l’Internet. Les inégalités économiques constituent un obstacle majeur à l’entrepreneuriat, surtout à l’ère du numérique. Nous devons dès maintenant allouer des ressources, notamment financières et technologiques, aux ménages à faible revenu pour ne pas perdre les contributions des entrepreneurs au fort potentiel.

Favoriser l’acquisition des compétences de base et de pointe nécessaires à l’entrepreneuriat numérique.

Un entrepreneuriat efficace et accessible nécessite une stratégie d’acquisition des compétences. Il faut prendre immédiatement des mesures concernant des initiatives visant à :

  • Aider un sous-groupe de travailleurs à acquérir des compétences techniques et commerciales. Nous devons veiller à avoir un bassin suffisant de travailleurs hautement qualifiés capables de construire et de maintenir une infrastructure numérique, de concevoir des sites Web, d’élaborer des stratégies d’entreprise et de marketing efficaces et d’utiliser leurs aptitudes et leurs connaissances financières pour appuyer l’entrepreneuriat. Une stratégie en deux temps doit comprendre, premièrement, l’offre d’un soutien supplémentaire aux collèges et aux universités qui dispensent des programmes et remettent des diplômes dans les domaines du numérique et de l’entrepreneuriat et, deuxièmement, le soutien continu des initiatives liées à l’immigration afin d’attirer et de conserver des talents numériques et entrepreneuriaux, si rares.
  • Aider le gens à se familiariser avec le numérique pour favoriser l’apprentissage et la participation civique et économique. Pas tout le monde a besoin d’un programmeur à l’ère du numérique, mais il est essentiel de comprendre et de savoir utiliser la technologie. Pour veiller à ce que tous les Canadiens aient les aptitudes requises pour prendre part à l’économie entrepreneuriale, les gouvernements provinciaux responsables de l’éducation doivent assurer une meilleure intégration de la littératie numérique dans les programmes scolaires, tandis que le gouvernement fédéral doit continuer à favoriser les programmes de littératie numérique à l’intention des jeunes, surtout dans les collectivités rurales, éloignées et marginalisées.
  • Bonifier la littératie, les opportunités et la culture numériques et continuer de les intégrer dans les programmes pédagogiques des niveaux élémentaire et secondaire pour veiller à ce que les étudiants aient les compétences et la mentalité requises pour prendre part à un monde plus numérisé, notamment en étant prêts et disposés à réussir sur le marché du travail et dans le milieu de l’entrepreneuriat à l’ère du numérique.

Appuyer financièrement l’entrepreneuriat

L’entrepreneuriat nécessite des ressources substantielles, surtout à l’ère du numérique. Mais tous les entrepreneurs potentiellement talentueux n’ont pas accès aux ressources financières adéquates. Pour favoriser le dynamisme et la prospérité d’une économie entrepreneuriale, nous avons besoin d’initiatives qui permettent :

  • D’étendre des programmes pour aider les entrepreneurs à faire des affaires en ligne. Durant la pandémie de la COVID-19, nombre d’entreprises se sont constitué en urgence une présence en ligne, mais bon nombre d’entre elles sont encore déconnectées. Les initiatives qui aident les entreprises à vendre leurs produits et à faire leur marketing en ligne engendreront une prospérité et des emplois à long terme. Accroître et étendre la plateforme numérique des rues principales, et les initiatives de ce type, est un bon point de départ.
  • De procurer des ressources financières ciblées pour aider entrepreneurs autochtones et racialisés ainsi que les femmes entrepreneurs. Tous les entrepreneurs ont besoin de capitaux pour développer et commercialiser des produits, effectuer leurs activités et faire fructifier leurs affaires, et les ressources financières tendent à être rares. Mais les entrepreneurs autochtones et racialisés ainsi que les femmes entrepreneurs ont encore plus de difficultés à obtenir des ressources financières, ce qui gruge leur ambition et leur réussite entrepreneuriales. Les bailleurs de fonds institutionnels et gouvernementaux doivent s’engager à mettre de côté un pourcentage fixe de capital de risque, de subventions et de prêts à l’intention des entrepreneurs autochtones et racialisés ainsi que des femmes entrepreneurs qui veulent faire croître leur entreprise et accroître leur bassin de financement au fil du temps.

La COVID-19 a sonné l’alarme pour l’économie de l’entrepreneuriat du Canada. Elle nous a montré que certains entrepreneurs ont les ressources nécessaires pour être résilients et prospérer, alors que d’autres ont vu leurs problèmes et leur défis existants empirer, ce qui a limité encore plus leurs chances de réussir.

Il faut combler l’écart entre ces deux pôles. La prospérité et le bien-être à venir des Canadiens dépendent de l’appui offert aux entrepreneurs, notamment en aidant les entreprises à se préparer à l’ère du numérique et en veillant à ce que les collectivités traditionnellement exclues et marginalisées jouissent de possibilités et de soutiens similaires à ceux dont bénéficient les autres Canadiens. Il est nécessaire que non seulement les Canadiens se lancent plus dans l’entrepreneuriat, mais aussi que ceux qui font le saut disposent notamment des ressources numériques et financières dont ils ont besoin pour réussir. Pour pouvoir se hisser au premier rang du palmarès de l’économie numérique mondiale, les Canadiens ont besoin de ressources, de talents et d’une connectivité de première classe.

  1. Conference Board du Canada, Entrepreneurial Ambition.
  2. OCDE, Adult Education Level (Paris: OCDE, 2020).
  3. OCDE, « Venture Capital Investments. »
  4. OCDE, Unpacking cybercommerce: Business Models, Trends and Policies (Paris: OCDE, 2019).
  5. Statistique Canada, « Le commerce de détail électronique et la COVID-19 » (24 juillet 2020).
  6. CTRTC, Rapport de surveillance des communications, 2019 (Ottawa: CTRTC, 2020).
  7. CTRTC, Rapport de surveillance des communications, 2019 (Ottawa: CTRTC, 2020).
  8. C. MacIntyre, « Nearly 90 percent of Canadian VC investment deals since 2014 went to companies founded exclusively by men ». The Logic (le 7 mars 2019).
  9. S. Hughes, « The hurdles I have to jump are unbelievable: How systemic racism in banks and support networks is holding back black entrepreneurs ». The Toronto Star (le 6 juin 2020).
  10. Conseil des technologies de l’information et des communications, Digital Talent: Road to 2020 and Beyond (Ottawa: CRTC, 2016).
  11. R. Benzie, « Queen’s Park and Ottawa giving small entreprisees $57.6m to boost their online sales ». Toronto Star. Le 11 juin 2020.
  12. Innovation, Science et Développement économique Canada, L’accès à l’Internet haute vitesse pour tous : Stratégie canadienne pour la connectivité (Ottawa : ISDE, 2019).
  13. P. Moran, « Minister of Rural Development open to internet access becoming public utility ». CBC News. Le 26 mai 2020.
  14. E. Knight, « If a crisis like COVID-19 hasn’t pushed government to take action to improve broadband access, what can? » CBC News. Le 23 août 2020.

Partenaires du secteur privé : Manuvie et Shopify

Partenaire de consultation : Deloitte

Gouvernement : Gouvernement du Canada

Gouvernements provinciaux :

British Columbia SaskatchewanOntario et Québec

Partenaires de recherche : Conseil national de recherches Canada et Centre des Compétences futures

Fondations: Metcalf Foundation

FPP tient à reconnaître que les points de vue et opinions exprimés dans cet article sont ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux des partenaires du projet.

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