Alors que nous amorçons la reconstruction de notre économie, il serait bon que les décideurs s’inspirent de la réussite du PPICA pour en faire un modèle régional de croissance économique et démographique, surtout dans les petites villes et les collectivités rurales, qui sont probablement les zones les plus touchées par la réduction de l’immigration en raison de la COVID-19.

Le 11 mars dernier, le virus de la COVID-19 a été déclaré pandémie mondiale. Quelques jours auparavant seulement, bon nombre de Canadiens circulaient encore librement à l’intérieur du pays et à l’étranger. Il a fallu quelques semaines pour faire cesser ces mouvements de population et fermer les frontières entre les pays. Dans la foulée, le flux migratoire du Canada a cessé.

Jusqu’alors, les gens pouvaient venir au Canada par diverses voies. Le gouvernement du Canada a établi quatre catégories d’immigrants : les immigrants économiques, les immigrants familiaux, les réfugiés et les personnes protégées, ainsi que les immigrants humanitaires et autres. Le Canada avait prévu d’accepter 341 000 nouveaux arrivants en 2020, puis d’augmenter ce chiffre à 351 000 en 2021 et à 361 000 en 2022[1]. De toute évidence, l’objectif de 2020 a peu de chance d’être atteint, car seulement 100 000 personnes ont été admises durant la première moitié de l’année. Comme notre pays compte entièrement (100 %) sur l’immigration pour assurer la croissance de sa main‑d’œuvre[2], tout plan de reconstruction du Canada doit inclure un plan de croissance démographique.

À cette fin, le Canada peut se fonder sur des modèles qui ont été couronnés de succès à l’intérieur de ses propres frontières pour conceptualiser ce plan. Face au recul démographique et au vieillissement de sa population, associés à la stagnation de sa croissance économique, le Canada atlantique a, en partenariat avec le gouvernement fédéral, obtenu des résultats positifs grâce au Programme pilote d’immigration au Canada atlantique (PPICA). Alors que nous amorçons la reconstruction de notre économie, il serait bon que les décideurs s’inspirent de la réussite du PPICA pour en faire un modèle régional de croissance économique et démographique, surtout dans les petites villes et les collectivités rurales, qui sont probablement les zones les plus touchées par la réduction de l’immigration en raison de la COVID-19.

Le système du Canada favorise la catégorie des immigrants économiques, qui représentent 60 % du total prévu du Plan des niveaux d’immigration actuel; ironiquement, ce plan a été publié le 12 mars. Il préconise l’arrivée de 341 000 immigrants cette année, ainsi qu’une augmentation du niveau de 11 % entre 2019 et 2022. L’immigration représente non seulement la totalité (100 %) de la croissance de la main-d’œuvre du Canada, mais les immigrants formeront jusqu’à 30 % de la population du Canada d’ici à 2036, par rapport à 20,7 % en 2011[3]. Peu nombreux sont ceux qui contestent l’accent mis sur l’immigration économique, ce qui n’est pas surprenant vu le resserrement du marché du travail antérieur à la pandémie. Bien que le marché du travail ait ralenti, la population du Canada vieillit et ne se reproduit pas à un rythme viable. C’est pourquoi l’immigration économique doit se poursuivre avec assiduité après la pandémie.

Cependant, bien que l’immigration ait chuté de 64 %[4] durant le deuxième trimestre de 2020, elle ne s’est pas complètement arrêtée et une petite reprise semble se profiler à l’horizon. Il n’en reste pas moins que la baisse considérable des niveaux de 2020 aura probablement des répercussions durant les prochaines années, car, face au vieillissement de la population, un manque de 200 000 personnes en âge de travailler (ou d’enfants) est substantiel. C’est pourquoi il faut élaborer dès maintenant des plans pour maintenir et accroître la capacité de recrutement, d’établissement et de rétention des régions. Il y a une réelle possibilité que des provinces/territoires qui ont édifié leur capacité au cours des dernières années perdent leur dynamisme et régressent. Ce ne sont pas nécessairement des villes comme Toronto, Montréal ou Vancouver qui sont cause de souci. Il est probable que l’immigration batte à nouveau son plein dans ces villes d’envergure internationale (elles devront, toutefois, relever encore les défis qu’elles avaient avant la COVID-19 concernant l’aide à la réinstallation des nouveaux arrivants.) Ce sont les plus petites villes et les municipalités rurales qui comptent de plus en plus sur l’immigration pour maintenir leur économie, leurs services et leur mode de vie. Et, sans un effort coordonné, les nouveaux arrivants pourraient ne pas envisager de faire de ces régions leur futur foyer. Le retour aux niveaux d’immigration prévus pour 2021 et 2022 ne se fera pas en une nuit. Il faudra développer une nouvelle capacité et des processus adaptés à la pandémie; cependant, nous avons déjà un modèle canadien sur lequel nous fonder : le Programme pilote d’immigration au Canada atlantique.

Les résultats du Recensement de 2016 sont venus confirmer le sentiment des entreprises locales, des fournisseurs de services communautaires et des petites villes de l’ensemble du Canada atlantique. La croissance démographique augmentait à peine et, dans le cas du Nouveau-Brunswick, elle diminuait. Au niveau communautaire, on s’accordait partout pour dire qu’il fallait plus de monde. Comme tous les paliers de gouvernement constataient et ressentaient ces réalités, je me suis retrouvé, à titre de conseiller du premier ministre du Nouveau-Brunswick à ce moment là, assis dans une étable de l’Î.-P.‑E. avec les quatre premiers ministres des provinces de l’Atlantique, des ministres fédéraux délégués et une poignée de conseillers à discuter de la Stratégie de croissance pour l’Atlantique et d’un éventuel Programme pilote d’immigration au Canada atlantique. Le message était clair : du côté de l’immigration, le statu quo ne suffirait pas. Il fallait une approche coordonnée, dynamique et ciblée pour faire en sorte que de nouveaux arrivants viennent dans le Canada atlantique.

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a défini le PPICA comme un « partenariat novateur qui cherche à attirer et à retenir des immigrants qualifiés et des diplômés étrangers afin de répondre aux besoins uniques en main-d’œuvre de la région de l’Atlantique. Il a pour but d’assurer la rétention et l’intégration à long terme des nouveaux arrivants au Canada atlantique afin de contribuer à stimuler la croissance économique[5] ». Plus particulièrement, « le programme pilote aide les employeurs du Canada atlantique à embaucher des travailleurs étrangers qualifiés qui souhaitent immigrer au Canada atlantique, et des étudiants étrangers qui souhaitent demeurer dans la région après avoir obtenu leur diplôme[6] ».

Lancé en mars 2017, ce programme a jusqu’ici permis à près de 3 000 personnes de s’établir. Il a été créé pour résoudre un problème. Des données tirées du Recensement de 2016 ont montré que la population du Canada a connu une croissance de 5 % depuis 2011. L’Alberta a, par exemple, enregistré une croissance deux fois plus élevée, à 11,6 %. En revanche, le Nouveau-Brunswick a été la seule province à voir sa population diminuer entre 2011 et 2016. Les autres provinces de l’Atlantique n’ont fait guère mieux.

Tableau 1 : Croissance démographique de 2011 à 2016 et de 2018 à 2019 dans le Canada atlantique[7]
Province

Pourcentage de la croissance démographique de 2011 à 2016

(résumé de la croissance sur 5 ans)

Pourcentage de la croissance démographique en 2018-2019

(résumé de la croissance sur 1 an)

Canada

5

1,2

Î.-P.-E.

1,9

2,2

T.-N.-L.

1

0,8

N.-É.

0,2

1,2

N.-B.

-0,5

0,8

La lenteur de la croissance démographique entre 2011 et 2016 a incité des politiciens, des chefs d’entreprise et des collectivités à promouvoir la croissance économique et à préserver les services ainsi que la qualité de vie. Ils s’étaient depuis longtemps mis d’accord sur le principe selon lequel l’immigration, le rapatriement des Canadiens de l’Atlantique et la conservation des jeunes dans la région étaient tous nécessaires. Cependant, peu de choses bougeaient dans quelque direction que ce soit.

Depuis l’introduction du PPICA, près de 3 000 personnes avaient reçu une offre d’emploi et obtenu l’approbation de leur statut de résident permanent. Bien que ce chiffre puisse sembler anodin, il faut savoir qu’à l’échelle de l’Ontario, il équivaut à 18 000 personnes. Et, comme prévu, le PPICA favorise la croissance démographique. L’année dernière, le pays a enregistré une croissance de 1,2 %; l’Alberta, qui a connu une croissance de 11,6 % entre 2011 et 2016, a affiché une augmentation de 1,6 %, tandis que l’Î.-P.-E. a pris la tête du classement avec un taux de croissance démographique de 2,2 %. Cette croissance n’est pas entièrement attribuable au PPICA; cependant, le PPICA a instauré des conditions favorables à la croissance au-delà du programme lui-même : en créant les conditions et les incitatifs permettant à tous les intervenants pertinents d’aller dans la même direction, il a donné l’élan général pour l’immigration. Or, ce dynamisme n’existait pas de façon concrète avant son lancement. Le succès du Nouveau-Brunswick dans ce domaine est digne de mention : d’avril à septembre 2019, la province a connu sa plus grande croissance démographique trimestrielle depuis 1975; cette croissance est due seulement en partie à l’immigration, car la migration interprovinciale l’a aussi alimentée, ce qui montre d’autant plus l’élan instauré par le PPICA[8].

Tous les acteurs ont un intérêt dans ce scénario, mais les employeurs sont le pilier du PPICA. Ils sont tout d’abord approuvés à titre d’employeurs désignés. Et ce sont eux qui doivent prouver la nécessité de faire appel à des talents étrangers, car ils doivent en premier lieu tenter de trouver des gens de la région pour combler les postes à pourvoir. Ce n’est qu’ensuite qu’ils peuvent chercher de la main-d’œuvre étrangère. Le gouvernement fédéral joue encore le rôle d’arbitre pour ce qui est de l’approbation des permis appropriés et du respect du protocole d’immigration normalisé. C’est ensuite aux provinces, aux municipalités et aux organismes d’aide communautaires de faciliter l’intégration communautaire. Les employeurs se plaignent encore de certaines barrières et formalités administratives, mais le PPICA permet de remédier avec beaucoup de succès à un problème qui ne cessait de prendre de l’ampleur. Grâce à une approche fondée sur la participation de tous, tous les intervenants pertinents peuvent unir leurs forces pour promouvoir leur région; de plus, des maires, des représentants d’entreprises et des universitaires, entre autres, assistent fréquemment à des salons professionnels à Toronto et à l’étranger au sein de l’équipe du Nouveau‑Brunswick ou de l’équipe de la Nouvelle-Écosse, par exemple. Bien que d’aucuns prétendent qu’il suffirait d’éliminer le plafond du Programme des candidats des provinces (PCP), le PPICA favorise l’unité entre les intervenants ainsi qu’un élan en vue d’un même objectif, ce qui n’est pas le cas du PCP.

Grâce au PPICA, il est aussi possible d’offrir un itinéraire concret aux étudiants étrangers qui souhaitent demeurer dans la région. Les diplômés étrangers disposent de 24 mois suite à l’obtention de leur diplôme pour faire une demande auprès du PPICA, ce qui constitue pour eux un autre moyen de demeurer dans la région à long terme. Ce changement donne aux récents diplômés étrangers plus de temps pour mener à bien le processus de demande de résidence permanente[9]. Voilà une politique intelligente. En effet, les étudiants étrangers ont déjà porté leur choix sur la région, obtenu l’enseignement requis dans un établissement local et connaissent le contexte régional. S’ils souhaitent demeurer dans le Canada atlantique, il faut leur faciliter le plus possible la tâche dans ce sens.

Quelles leçons pouvons-nous tirer du PPICA? La première leçon est que le PPICA fonctionne. On constate, en effet, une légère inversion des tendances démographiques dans le Canada atlantique, bien que des améliorations soient encore possibles. La deuxième leçon est qu’il faut adopter une approche extrêmement bien coordonnée qui fait intervenir tous les paliers de gouvernement, les entreprises et la société civile. En effet, le recrutement et la rétention de ces nouveaux arrivants économiques nécessitent un travail colossal. La troisième leçon est que cette approche ciblée de l’immigration est nécessaire pour soutenir à long terme la région ainsi que son économie et son mode de vie. Finalement, on peut faire plus, et ce programme ne doit être qu’un début. Bien que l’auteur de cet article préconise l’adoption de ce modèle à l’échelle nationale, il est fort possible que la COVID-19 ralentisse les progrès anticipés dans le Canada atlantique, surtout parce qu’elle vient s’ajouter à des politiques d’isolement, comme la bulle de l’Atlantique formée en raison de la pandémie. Il faut éviter de revenir en arrière, mais si l’élan est momentanément interrompu, une régression est possible.

L’immigration a déjà substantiellement baissé en 2020. Or, les systèmes, tant gouvernementaux que civils, risquent de perdre de leur capacité simplement parce qu’ils ne fonctionnent pas à leur niveau habituel. C’est de l’immigration que provient la totalité (100 %) de la croissance de la main‑d’œuvre, et nous devrons rebâtir notre économie dans tout le pays. Le PPICA constitue un modèle sur lequel nous fonder pour remédier à ces trois enjeux dans les petites villes et dans les régions rurales du Canada. Au vu de l’expansion du modèle du PPICA lors du lancement du projet pilote d’immigration dans les communautés nordiques et rurales l’année dernière, nous constatons qu’il est possible de reproduire ce programme. Cependant, le projet pilote d’immigration dans les communautés nordiques et rurales est déployé dans seulement 10 collectivités du Canada. Dans une économie post-pandémique, il faudra en faire plus pour créer un système solide et dynamique, tel que celui mis en place dans le Canada atlantique.

Les administrations qui souhaitent adopter ce modèle doivent susciter l’intérêt de la population à son endroit afin d’obtenir l’appui de leurs dirigeants. Ce sera, par contre, un échec si les paliers supérieurs du gouvernement l’imposent aux collectivités. C’est pourquoi tous les intervenants pertinents doivent y participer, de la phase de développement jusqu’au soutien continu nécessaire à la rétention des nouveaux arrivants. La réussite passe aussi par l’adaptation locale. Des représentants des entreprises, de la société civile, d’agences d’établissement et de gouvernements locaux doivent tout d’abord se réunir pour élaborer une demande commune et cohérente, qu’ils présenteront à leur gouvernement provincial ou territorial et à Ottawa. Leur demande ne doit, toutefois, pas être présentée immédiatement à un ministre responsable, mais à des élus locaux, de façon à bénéficier de défenseurs à chaque palier. De plus, il faudra préparer une analyse afin de mettre au jour les lacunes du marché du travail. Les chefs de file des industries peuvent appuyer cette analyse tout en tirant également parti du contexte local. Il ne s’agit, en effet, pas de simplement combler des postes à pouvoir. Il s’agit de faire en sorte que les écoles et les hôpitaux demeurent ouverts tout en créant la capacité d’une croissance économique.

Il est aussi essentiel de savoir que ce modèle ne sera pas automatiquement couronné de succès. Il a fallu du temps pour faire augmenter la capacité du Canada atlantique et le programme n’a pas atteint son objectif pour la première année. Mais, ce n’est pas une mauvaise chose. Il serait illogique de penser qu’une administration, quelle qu’elle soit, ait, d’un jour à l’autre, une capacité substantiellement meilleure d’aider les nouveaux arrivants à s’établir. C’est pourquoi nous devons commencer dès maintenant. Au fur et à mesure que les employeurs, les collectivités et le gouvernement se prendront en main et commenceront à mieux cerner les enjeux et à aplanir les difficultés sur leur route, cet élan prendra de l’ampleur.

Bien que le taux de chômage soit encore élevé dans tout le Canada, le marché du travail se resserrera à nouveau et les collectivités auront besoin de pouvoir remédier à la situation. De plus, un recrutement, un établissement et une rétention en bonne et due forme prennent du temps. Nous devons être proactifs et non pas réactifs. La COVID-19 a modifié certaines données, mais les facteurs fondamentaux qui sous-tendent notre économie et notre marché du travail demeurent. La population vieillit, le taux de naissances baisse et la croissance économique nécessite une croissance démographique. Plus vite nous accepterons ces défis comme des faits, plus vite des politiques comme le PPICA pourront être adoptées pour y remédier.

La conversation du moment sur l’immigration est réactive et principalement axée sur des enjeux créés ou amplifiés par la COVID-19. Il faut régler ces problèmes et les utiliser pour améliorer le système. Cela ne signifie, cependant, pas que nous ne devons pas commencer à créer les conditions nécessaires à la restauration de la capacité locale et à la réorientation de modèles qui ont fait leurs preuves, comme le PPICA, pour continuer de soutenir les petites villes et les collectivités rurales. C’est aussi une excellente occasion de découvrir les points positifs du PPICA ainsi que les problèmes qui demeurent encore. Ces problèmes peuvent se poser au stade du recrutement, mais aussi à celui de l’établissement et de la rétention. On n’obtiendra pas le résultat désiré en se contentant d’amener une famille dans une ville qui manque de logements et où le délai d’attente pour un médecin de famille est de plusieurs années. L’immigration économique ne se limite pas à trouver un emploi. Il faut tenir compte d’autres facteurs connexes et y remédier, si nécessaire. L’investissement initial peut sembler colossal, mais le rendement sera énorme.

Les collectivités qui se rendent à cette évidence doivent agir dès maintenant en établissant les fondations dans le milieu des affaires et des services. Il faut inciter les politiciens locaux à faire pression sur le gouvernement provincial, et lorsque les élus provinciaux auront adopté le projet, ils pourront le défendre auprès du gouvernement fédéral. Comme le prototype de base existe déjà, nous n’avons pas besoin de réinventer la roue pour commencer à rebâtir notre économie et nos collectivités.

Pour aller de l’avant, quatre recommandations s’imposent :

  1. Dans une économie post-pandémique, il faudra en faire plus pour créer un système solide et dynamique, tel que celui mis en place dans le Canada atlantique. Nous devons aussi veiller à rebâtir notre pays en reprenant le Plan des niveaux d’immigration de sorte qu’il profite également à toutes les collectivités du pays.
  2. Le gouvernement fédéral doit créer un gabarit pour aider les collectivités locales à adopter un modèle du PPICA.
  3. Les décideurs doivent s’inspirer de la réussite du PPICA pour en faire un modèle de croissance économique et démographique régional, surtout dans les petites villes et les collectivités rurales, qui sont probablement les zones les plus touchées par réduction de l’immigration en raison de la COVID‑19.
  4. Les collectivités doivent commencer à créer un consensus et une dynamique dès maintenant. Des représentants d’entreprises, de la société civile, d’agences d’établissement et de gouvernements locaux doivent se réunir pour élaborer une demande commune et cohérente qu’ils présenteront à leur gouvernement provincial ou territorial ainsi qu’au gouvernement fédéral.

L’auteur de cet article parle exclusivement de la catégorie des immigrants dits « économiques », mais, en réalité, tous les nouveaux arrivants contribuent à l’économie du Canada. En effet, il faut poursuivre le débat concernant les répercussions de la COVID-19 sur le système mondial de la réinstallation des réfugiés et sur le Canada. Le Canada demeure parmi les chefs de file de la réinstallation des réfugiés et de la réinstallation humanitaire. Même avant la COVID-19, bon nombre de pays fermaient leurs frontières aux réfugiés lorsque le nombre global de réfugiés augmentait. Le Canada doit maintenir son leadership dans ce domaine et en faire davantage pour remédier à la crise mondiale généralisée des réfugiés. Nous passons actuellement par deux crises mondiales : une pandémie et une crise climatique. Le Canada doit continuer d’agir dans le domaine de la réinstallation humanitaire, tout en devenant un chef de file de ce qui deviendra inévitablement une crise de réinstallation climatique.

  1. Notice – Supplementary Information 2020-2022 Immigration Levels Plan
  2. CIMM – Immigration Levels Plan 2020-2022
  3. CIMM – Immigration Levels Plan 2020-2022
  4. Immigration to Canada Drops 64%, Threatening Economic Growth
  5. Stratégie de croissance pour l’Atlantique – Changement au Programme pilote d’immigration au Canada atlantique
  6. Programme pilote d’immigration au Canada atlantique
  7. Chiffres de population et des logements – Faits saillants en tableaux, Recensement de 2016
  8. https://www.cbc.ca/news/canada/new-brunswick/david-campbell-jobs-economics-moncton-new-brunswick-1.5406544
  9. https://www.canada.ca/fr/promotion-economique-canada-atlantique/nouvelles/2019/03/changement-au-programme-pilote-dimmigration-au-canada-atlantique.html

Partenaires du secteur privé : Manuvie et Shopify

Partenaire de consultation : Deloitte

Gouvernement : Gouvernement du Canada

Gouvernements provinciaux : British Columbia SaskatchewanOntario et Québec

Partenaires de recherche : Conseil national de recherches Canada et Centre des Compétences futures

Fondations: Metcalf Foundation

FPP tient à reconnaître que les points de vue et opinions exprimés dans cet article sont ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux des partenaires du projet.

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