Les Canadiens et Canadiennes comptent parmi les personnes les plus instruites de la planète. Mais reçoivent-ils l’éducation dont ils ont besoin – notamment dans les domaines des sciences sociales et humaines – pour améliorer leurs perspectives d’emploi dans le monde moderne du travail en constante évolution? Le présent rapport explore le niveau du « déficit de compétences » et cerne les enjeux et les solutions visant à doter les diplômés universitaires des outils nécessaires à la transition du statut d’étudiant à celui d’employé.

Points clés

  1. 40 % des étudiants de premier cycle en sciences sociales et humaines reprennent leurs études dans l’année suivant l’obtention de leur diplôme, dont 15 % s’inscrivent dans un collège communautaire.
  2. Le nombre impressionnant d’initiatives en cours témoigne du fait que les universités sont clairement intéressées à mieux répondre aux besoins des étudiants et des employeurs. Certes, des efforts déployés à ce jour progressent, mais comme le montre notre dernier rapport, il reste encore du travail à faire.

Sommaire

Les changements démographiques spectaculaires de ces dernières années, associés aux changements technologiques rapides, ont cristallisé l’attention sur l’avenir du travail et sur les compétences recherchées par les employeurs pour soutenir la croissance économique. Des études ont exploré la question des « emplois sans personnes » et des « personnes sans emploi » sous divers angles, certaines se concentrant sur le rôle des universités dans la préparation des diplômés au monde du travail.

Le présent rapport examine brièvement les recherches existantes sur les nouveaux besoins des employeurs et les perspectives d’emploi des diplômés universitaires (particulièrement dans le domaine des sciences sociales et humaines), avant de définir les approches visant à soutenir la transition des diplômés vers l’emploi. Bien que les débats persistent et que les résultats varient en fonction de la discipline et des groupes de population, des données factuelles semblent indiquer que les perspectives d’emploi des diplômés universitaires en sciences sociales et humaines sont meilleures que ce que certains laissent entendre – et, particulièrement, qu’elles s’améliorent au fil du temps.

Des données indiquent également que ce qu’il convient d’appeler le « déficit de compétences » est, en partie, une question de perception et de sémantique et qu’il faut travailler davantage pour élaborer des cadres permettant une compréhension mieux documentée et nuancée de la préoccupation exprimée par les employeurs. En même temps, elles révèlent de réels défis sur le plan de l’évaluation et de la reconnaissance, qui doivent être relevés. Dans la dernière section, le rapport passe en revue une série d’approches à la fois anciennes et innovantes pour améliorer les possibilités d’emploi des diplômés et faciliter leur transition vers le monde du travail. Certaines sont intégrées et proches de l’enseignement universitaire. Elles incluent des activités axées sur les programmes et les programmes d’études, des activités pédagogiques d’apprentissage intégré au travail, des activités de développement des compétences parascolaires et des services d’orientation professionnelle et de stages.

Nous concluons que malgré la prolifération de telles initiatives et la collaboration accrue entre les universités et les employeurs, nos connaissances sont au mieux parcellaires et les interventions doivent reposer sur des recherches supplémentaires. Nous avons notamment besoin :

  1. De plus d’informations sur la façon dont les universités répondent à la demande croissante d’amélioration de l’employabilité des diplômés;
  2. D’un état des lieux plus complet des programmes existants et de leurs principales caractéristiques;
  3. D’une meilleure évaluation des répercussions de ces programmes, ainsi que d’informations sur les personnes qui y participent et celles qui en bénéficient;
  4. D’une évaluation des répercussions particulières de ces programmes sur les groupes en quête d’équité;
  5. De cadres et de définitions communs des compétences, des capacités, des outils et des techniques;
  6. De la promotion accrue de la collaboration entre les établissements afin de mettre en commun les pratiques exemplaires, de reproduire et de renforcer ce qui fonctionne.

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