Projet
Commission canadienne de l’expression démocratique
LES CITOYENS ET EXPERTES TRANCHENT : LE TEMPS EST VENU DE RÉGLEMENTER LES MÉDIAS SOCIAUX.
À la lumière de la forte croissance du discours haineux et des attaques contre la démocratie sur Internet, le Forum des politiques publiques a créé, au printemps dernier, une Commission et une Assemblée des citoyens pour proposer des moyens de réduire ces préjudices sans porter atteinte à la liberté d’expression. La Commission était composée de sept éminents Canadiens et éminentes Canadiennes, dont la très honorable Beverley McLachlin, tandis que l’Assemblée réunissait un groupe de 42 Canadiens et Canadiennes choisi.e.s au hasard, représentant chaque province et territoire et représentative de la population et de la diversité canadienne. La Commission et l’Assemblée ont entrepris un processus de délibérations parallèle et complémentaire, entendant les témoignages de plusieurs experts et expertes reconnu.e.s et tirant des enseignements d’un corpus de recherches original.
Les rapports :
La Commission a publié ses résultats en même temps que ceux de l’Assemblée citoyenne. Il est important de noter que la Commission et l’Assemblée sont, chacune de leur côté, parvenues à la même conclusion : le gouvernement canadien doit prendre des mesures urgentes pour s’assurer que les plateformes de médias sociaux sont soumises à une réglementation afin de protéger adéquatement les Canadiens et Canadiennes des préjudices en ligne.
1. Le rapport 2020-2021 de la Commission canadienne de l’expression démocratique « Diminuer le tort: un programme en six étapes pour protéger l’expression démocratique en ligne ».
Lire le rapport de la Commission
La Commission a défini un programme intégré en six points, centrée sur le citoyen et la citoyenne, qui tient les plateformes responsables des contenus qui circulent sur leurs réseaux, tout en respectant la liberté d’expression. Le programme vise non seulement à protéger mais aussi à permettre la participation démocratique.
2. Le rapport 2020-2021 de l’Assemblée citoyenne sur l’expression démocratique, rédigé par un organe représentatif de 42 Canadiens et Canadiennes.
Lire le rapport de l’Assemblée
Délibérations
Pendant trois ans, cette initiative rassemblera chaque année un petit groupe composé d’éminents commissaires afin d’élaborer des recommandations pour contrer les préjudices que les technologies numériques causent à la démocratie.
En 2020-2021, la Commission étudiera et publiera des conseils dans le but de prévenir et de restreindre les effets négatifs sur la démocratie canadienne de tout contenu en ligne qui est illégal ou autrement préjudiciable. En même temps, la Commission cherchera à encourager le débat démocratique et un dialogue vigoureux.
La première année de l’initiative se conclura en mars 2021 avec la publication des résultats annuels de la Commission sous forme d’un rapport écrit.
Annonce des commissaires de 2020
Nous sommes ravis d’annoncer les noms de sept Canadiens et Canadiennes éminents qui ont accepté d’agir à titre de commissaires. Ces personnes apportent des points de vue et des compétences variés, et possèdent une vaste expérience dans les domaines du droit, des médias, des technologies, de la participation citoyenne et des politiques.
- Rick Anderson, partenaire, Earnscliffe Strategy Group
- Julie Caron-Malenfant, directrice générale, Institut du Nouveau Monde
- Adam Dodek, doyen, Faculté de droit, Université d’Ottawa
- Amira Elghawaby, journaliste et défenseure des droits de la personne
- Jameel Jaffer, directeur général, Knight First Amendment Institute, Université Columbia
- Jean La Rose, ancien chef de la direction, Réseau de télévision des peuples autochtones
- La très honorable Beverley McLachlin, C.P., C.C., ancienne juge en chef du Canada
Pour en apprendre davantage sur cette initiative et la façon dont le Canada peut tracer une nouvelle voie en matière de discours public, d’expression démocratique et d’utilisation des technologies numériques, veuillez communiquer avec le Forum des politiques publiques.
Articles
Recommandations pour renforcer la capacité d’intervention du Canada en matière de diffusion de désinformation en ligne
Dans notre deuxième année, nous avons invité de nouveau les Canadiens à se porter volontaires pour conseiller la Commission sur l’expression démocratique de même que le gouvernement fédéral sur la réglementation des plateformes numériques. En plein milieu de la pandémie, plus de 600 Canadiennes et Canadiens ont offert leurs services, dont 42 furent sélectionnés au hasard pour représenter les provinces et les territoires.
Annonce des conclusions de la Commission canadienne de l’expression democratique et de l’Assemblée citoyenne sur l’expression democratique.
LES CITOYENS ET EXPERTES TRANCHENT : LE TEMPS EST VENU DE RÉGLEMENTER LES MÉDIAS SOCIAUX | Il est important de noter que la Commission et l’Assemblée sont, chacune de leur côté, parvenues à la même conclusion : le gouvernement canadien doit prendre des mesures urgentes pour s’assurer que les plateformes de médias sociaux sont soumises à une réglementation afin de protéger adéquatement les Canadiens et Canadiennes des préjudices en ligne.
Diminuer un tort : un programme en six étapes pour protéger l’expression démocratique en ligne
La santé de notre démocratie dépend en fin de compte de la capacité, de la volonté et de la possibilité pour les citoyens de participer à notre vie publique. Après neuf mois d’études et de délibérations, la Commission canadienne de l’expression démocratique a défini un programme intégré en six points afin de protéger adéquatement les Canadiens et Canadiennes des préjudices en ligne, tout en respectant la liberté d'expression.
Processus, individus et responsabilité à l’égard du public
Des chercheurs et des reporteurs ont documenté trois formes de communications haineuses en ligne observées au cours de la campagne électorale fédérale de 2019 du Canada : injures personnelles, intolérance et haine envers les groupes marginalisés dans les espaces publics en ligne, et soutien à la haine dans les espaces privés en ligne. Dans le présent rapport, nous proposons un modèle pour distinguer les principales dimensions de la communication haineuse en ligne au Canada, et nous analysons les réponses politiques proposées par des gouvernements à l’international et par des sociétés de médias sociaux.
Intérêt public et infrastructures médiatiques : réguler les entreprises de technologie qui créent des « images dans nos têtes »
Les systèmes médiatiques d’aujourd’hui comprennent les puissantes entreprises de médias sociaux qui nous surveillent, nous transforment en marchandises et nous manipulent en achetant et en vendant nos données personnelles. Mike Ananny plaide pour une compréhension plus approfondie des infrastructures gérées par ces entreprises privées, où sont prises d’importantes décisions qui influencent nos comportements, nos croyances et les nouvelles en ligne. On pourrait croire à un univers fastidieux, confus et technique où seuls les ingénieurs s’affairent, mais les organismes de réglementation doivent en comprendre les complexités et de lutter contre la culture du secret pour mieux protéger l’intérêt public.
La désinformation en science dans le contexte de la COVID-19
Christopher Dornan illustre comment la désinformation autour la COVID-19 ménace la santé publique, la cohésion sociale, et la confiance collective. Identifiant des recommendations utiles pour les citoyens, les gouvernements, et plateformes des médias sociaux, Dornan considère dans ce rapport comment combattre la désinformation et améliorer les discussions sur les conclusions scientifiques fondées sur des données factuelles.
Appel aux mémoires écrits
La Commission canadienne de l’expression démocratique invite les membres du public et les institutions à lui présenter un mémoire écrit qui cadre avec les cinq sujets d’enquête énoncés ci-dessous : (1) L’ampleur et la portée du défi au Canada, (2) Les répercussions sur la démocratie au Canada, (3) Le rôle et les responsabilités des plateformes numériques, (4) L’efficacité des dispositions juridiques et réglementaires existantes, (5) L’équilibre entre la lutte contre la haine et la désinformation et la sauvegarde de la liberté.
Les aspects juridiques du discours haineux au Canada
Voulant un point de départ pour un dialogue plus approfondi, avocate Lex Gill étudie dans ce rapport les tensions juridiques et les questions liées aux politiques qui ont animé les débats autour du discours haineux au Canada. Elle examine également certains des moyens par lesquels les changements technologiques, économiques et sociaux ont commencé à remettre en question notre conception du discours préjudiciable
