Alors que certaines provinces produisent à profusion de l’énergie propre et exportent leur surplus vers les États-Unis, d’autres souffrent de la pénurie. Un fonds canadien pour l’énergie propre pourrait tisser un réseau national pour créer un avantage carbonique concurrentiel dans un avenir faible en carbone.

Résumé et recommandations

La réussite économique actuelle et future du Canada repose de plus en plus sur l’accès à de l’électricité abordable, propre et fiable, fournie au prix le plus bas et le plus durable. Un accès fiable à de l’électricité propre donne un avantage concurrentiel extraordinaire dans un monde soucieux de réduire les émissions de carbone (par exemple : l’émergence des voitures électriques). Toutefois, certaines tendances historiques et certains progrès récents dans notre façon de produire et de distribuer l’électricité au Canada font obstacle à la réalisation de ce potentiel.

L’histoire électrique du Canada est celle d’une coexistence de pléthore et de pénurie – un patchwork de systèmes improvisés au fil du temps, avec des résultats très disparates pour les provinces. Les provinces ont chacune essayé de devenir autosuffisante, créant des « nanties » et des « moins nanties » dans la production de l’électricité – les « nanties » ayant accès à une électricité bon marché et relativement propre telle que l’énergie hydroélectrique, et les « moins nanties » ayant recours à des projets coûteux et polluants pour satisfaire la demande du public.

Il y a peu de commerce interprovincial en électricité pour mettre à profit les forces et les faiblesses relatives de chaque province en matière de production, et il n’y a aucune stratégie nationale dans ce domaine de compétence provinciale. Une conséquence en a été que les « nantis » recherchent les avantages financiers à court et à moyen terme de la vente sur le marché américain, ce qui soustrait de l’énergie du marché intérieur et augmente la dépendance économique du Canada vis-à-vis des États-Unis.

Les surplus d’énergie propre du Canada devraient être redistribués sur le marché intérieur canadien. Et, dans la mesure où le contexte du fédéralisme canadien le permet, un réseau national unifié – appelé Fonds canadien pour l’énergie propre – devrait être tissé pour mettre en commun l’accès. Une approche pancanadienne de distribution d’électricité offrira l’occasion de transformer la vulnérabilité de l’exportation en avantage concurrentiel national.

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