Le secteur public devrait élargir son programme d’échanges avec le secteur privé afin de diversifier les réseaux et les gammes de compétences de ses employés et, ce faisant, aider la fonction publique à faire face aux défis en matière d’emploi et aux technologies de rupture.

Résumé et recommandations

À mesure que le marché du travail passe du travail à plein temps aux contrats à court terme et à temps partiel, les travailleurs et les organisations en ressentent les avantages et les inconvénients. Nombreux sont ceux qui s’inquiètent de l’absence de sécurité d’emploi alors que d’autres apprécient la souplesse et les possibilités offertes par les « petits boulots ».

L’emploi dans la fonction publique et les petits boulots sont aux extrémités opposées d’un spectre : la fonction publique offre la sécurité d’emploi et un sentiment de vocation, tandis que l’économie des petits boulots offre la souplesse et les possibilités. La sécurité d’emploi au sein de l’administration publique est perçue comme faisant partie intégrante de la particularité du rôle que joue la fonction publique dans le système de Westminster du Canada et sa de capacité à dire la vérité au pouvoir quelles que soient les réalités politiques et les transitions gouvernementales. Cependant, l’emploi public est également considéré comme rigide, difficile à pénétrer, difficile à quitter, enrégimenté; c’est le prix à payer par les fonctionnaires pour un emploi protégé et assuré. Le secteur privé, quant à lui, se situe quelque part au milieu : les contrats de travail officiels existent, mais les gens se déplacent librement d’un emploi à l’autre. L’emploi dans le secteur privé est moins risqué que l’économie des petits boulots et offre des possibilités de se réinventer.

Le secteur public devrait établir un équilibre entre ces extrêmes en créant un pont vers le secteur privé qui encourage les expériences d’échanges parmi les employés. Ces expériences pourraient diversifier les réseaux et les gammes de compétences des employés de la fonction publique et, ce faisant, contribuer à équiper le service public pour les défis à venir en matière d’emploi.

À cette fin, le gouvernement fédéral devrait promouvoir et encourager plus activement l’utilisation régulière d’Échanges Canada, un programme du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT) qui facilite les échanges dans les deux sens avec la fonction publique. Plus précisément, le gouvernement devrait :

  • élargir l’utilisation d’Échanges Canada en créant l’infrastructure administrative et les incitations financières nécessaires à une utilisation significative du programme
  • exiger que le SCT travaille avec les partenaires d’échanges afin d’élaborer une approche fondée sur les compétences pour les accords d’échanges
  • annoncer les affectations d’échanges au moyen d’une base de données en ligne
  • se focaliser sur la conclusion d’accords d’échanges pour une masse critique de fonctionnaires dans des secteurs clés, notamment l’intelligence artificielle, l’analyse des mégadonnées et les technologies de rupture

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