Le Forum des politiques publiques (FPP) organise actuellement une deuxième série de discussions nationales qui fera suite au projet Financement durable 1 et qui se concentrera sur la nécessité, pour les secteurs concernés, leurs financiers et investisseurs, les décideurs politiques fédéraux et provinciaux, ainsi que les autorités financières et règlementaires, de faire avancer la mise en œuvre des recommandations clés du rapport du groupe d’experts de 2019, Mobiliser la finance pour une croissance durable.

Les grands investisseurs de la planète se montrent de plus en plus frileux à l’égard de l’exposition aux risques climatiques, à la fois ceux liés directement aux changements climatiques et ceux liés à la transition vers une économie qui produira considérablement moins de gaz à effet de serre qu’avant. Ils ont clairement communiqué ce message aux exploitants de ressources naturelles, institutions financières et autres acteurs canadiens. Pour les régimes de pension, fonds souverains et assureurs, pour ne nommer que ceux-là, le risque climatique fait désormais partie intégrante de leur évaluation, et la récession économique causée par la COVID-19, aussi soudaine que sévère, n’a pas ébranlé leur détermination. Actuellement, la progression du mouvement de financement durable est aussi inévitable que l’amplification des effets physiques de phénomènes climatiques sur nos collectivités et notre économie. Pourtant, les différents enjeux et critères, tout comme notre réponse au caractère inévitable de cette évolution, restent mal compris et la mise en place de solutions n’en est qu’à ses balbutiements.

En plus de quatre tables rondes virtuelles, le FPP organisera, toujours en mode virtuel, une conférence suivie d’une discussion informelle avec Tiff Macklem, gouverneur de la Banque du Canada, et Barbara Zvan.

Les quatre tables rondes porteront sur les sujets suivants :

  1. Encourager et renforcer l’accès à des renseignements et analyses climatiques fiables par la création d’un centre d’information et d’analyse climatiques (C3IA).
  2. Développer un plan de mobilisation des capitaux pour la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.
  3. Diriger le développement de la taxonomie canadienne pour la transition et élargir le marché des titres verts à revenu fixe comme les obligations, prêts et hypothèques dits verts.
  4. Soutenir l’industrie pétrolière et gazière du Canada à préparer un avenir à faibles émissions qui lui permettra de maintenir sa compétitivité à l’échelle mondiale, par le recours au financement durable.

Pour citer le groupe d’experts dans son rapport, « [l]a finance ne résoudra pas le problème des changements climatiques, mais celle-ci a un rôle essentiel à jouer pour soutenir l’économie réelle tout au long de la transition énergétique.

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