Trois décennies après l’invention du Web, la pandémie a eu pour effet d’accroître soudainement notre dépendance aux réseaux numériques. Nous avons vu une migration massive des services publics comme les soins de santé et l’éducation vers l’Internet, tout comme la majeure partie du travail de bureau et une bonne part du commerce et des relations sociales. Ces tendances étaient bien établies avant la pandémie, mais l’adoption d’une nouvelle normalité qui devait s’opérer en un certain nombre d’années a été condensée en quelques semaines.

L’importance de cette transition numérique ne fait aucun doute au moment où nous tentons de faire du rattrapage par rapport aux réalités pandémiques et de relancer notre économie. Compte tenu de notre vaste superficie géographique et de nos non moins considérables ambitions économiques et sociales, le Canada a, plus que la plupart des pays, toujours grandement compté sur le transport et les communications pour ouvrir la voie vers de nouveaux débouchés. Aujourd’hui, une infrastructure numérique moderne et concurrentielle est le principal atout qui permettra de participer pleinement à l’ère numérique et à l’économie mondiale de demain.

Aperçu du projet

Le Forum des politiques publiques (FPP) a lancé un processus sur l’avenir de l’infrastructure numérique du Canada, axé sur les résultats, en s’appuyant sur notre table ronde de février 2020. Depuis la publication de notre rapport Bâtir l’avenir : Infrastructure stratégique pour une croissance durable en octobre 2016, le FPP tient à ce que le Canada élargisse son interprétation des infrastructures pour y inclure le domaine numérique de plus en plus déterminant pour les possibilités et la prospérité futures. Ces efforts ont été amplifiés par notre projet Rebâtir le Canada.

Nous avons constitué un groupe de discussion qui, en collaboration avec des acteurs provenant de différents horizons, dont un conseil consultatif, produira un portrait de la COVID-19 et un plan d’action stratégique pour saisir les occasions à moyen terme. L’objectif sera de concevoir la feuille de route de mesures politiques et réglementaires nécessaires pour accélérer les investissements et la mise en place d’un système d’infrastructure numérique qui favorisera une économie post-pandémique inclusive, concurrentielle et davantage axée sur le numérique, ainsi que la création d’un écosystème numérique.

Groupe de discussion

Catherine Middleton

Catherine Middleton est professeure et directrice de la Ted Rogers School of Information Technology Management de l’Université Ryerson. Elle a été titulaire d’une chaire de recherche du Canada, en technologies de l’information et des communications dans la société de l’information (2007-2017) et faisait partie du premier groupe du Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science de la Société royale du Canada en 2014. Son travail de recherche porte sur le développement et l’utilisation de nouvelles technologies, plus précisément sur les appareils mobiles et les réseaux à large bande fixes et sans fil. Elle s’intéresse aussi à la façon dont les Canadien.ne.s utilisent (ou non) l’Internet dans leur quotidien.

Denise Williams

Denise Williams est la directrice générale du First Nations Technology Council. À l’intersection de la souveraineté autochtone, du progrès technologique et d’une économie de la technologie et de l’innovation en pleine expansion, Denise a le privilège de travailler avec les peuples autochtones, les gouvernements, les universitaires, les futurologues de la technologie et les décideurs du changement social pour cartographier un écosystème qui se traduira par un accès juste et équitable aux outils et à la formation nécessaires pour mener la transformation numérique au 21e siècle. Denise dirige une théorie du changement qui vise à faire en sorte que les peuples autochtones soient les chefs de file dans le secteur canadien de la technologie et de l’innovation et dans la construction de nouvelles économies connectées.

Nathalie De Marcellis-Warin

Nathalie de Marcellis-Warin est présidente-directrice générale du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO). Elle est professeure titulaire au département de mathématiques et génie industriel de Polytechnique Montréal et Visiting Scientist à la Harvard T. Chan School of Public Health. Elle a publié de nombreux articles scientifiques, plusieurs ouvrages et plus de 40 rapports pour le gouvernement et d’autres organisations. De plus, elle est membre de la Commission de l’éthique en science et en technologie (CEST) du Québec et membre du Conseil d’administration des fonds de recherche du Québec- Nature et Technologies (FQRNT).

Peter Nicholson

Peter Nicholson a occupé de nombreux postes au gouvernement, dans le milieu scientifique, des affaires et de l’enseignement supérieur. Au cours de sa carrière diversifiée dans la fonction publique, il a notamment été chef des politiques pour le Cabinet du Premier ministre et conseiller spécial du secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris. En 2010, il a pris sa retraite du poste de président fondateur du Conseil des académies canadiennes, un organisme créé dans le but de soutenir les groupes d’experts qui évaluent la science pertinente aux questions d’intérêt public. M. Nicholson est membre de l’Ordre du Canada et de l’Ordre de la Nouvelle-Écosse.

Sean Speer

Sean Speer est actuellement le PPF Scotiabank Fellow in Strategic Competitiveness au Forum des politiques publiques. Il est également professeur adjoint à la Munk School of Global Affairs and Public Policy de l’Université de Toronto. Il a occupé le poste de conseiller économique principal pour l’ancien premier ministre Stephen Harper.


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