• Rapports
    • Projets
  • École du FPP
    • Nouvelles et analyses
    • Balado
    • Communiqués de presse
    • Infolettres
    • Prix du FPP
    • Événements
    • À propos de nous
    • Équipe
    • Membres associés du FPP
    • Conseil d’administration
    • Carrières
    • Contactez-nous
  • Impliquez-vous
en
Page d’accueil Rapports

Publication

Nouvelles organisations du travail

Avenir du travail Éducation Emploi rupture technologique Skills

Partagez

X Facebook LinkedIn Email

Publié:12 mai 2021

Project: Skills for the Post-Pandemic World

Auteurs:Tania Saba, Sosina Bezu, et Murtaza Haider

Points Clés

  1. Une part importante des entreprises prévoient qu’elles conserveront les modalités de travail à distance même une fois la pandémie terminée.
  2. Le fait que le degré de télétravail varie selon le niveau de scolarité et la profession et que les exigences en matière d’infrastructures favorisent les régions urbaines plutôt que rurales signifie que les Canadiens et les Canadiennes sont entré.e.s dans l’ère de la pandémie avec un potentiel inégal de télétravail. Cela pourrait aggraver les inégalités de revenu existantes.
  3. Bien qu’il y ait une discussion sur l’accès des travailleurs.euses à l’équipement nécessaire, à l’espace physique et à l’infrastructure technique de soutien pour le travail à distance, il faut accorder plus d’attention aux compétences requises pour effectuer la transition et être efficace en travaillant à distance.

[pdf row= »1″]

Sommaire

À la suite de l’une des crises sanitaires les plus difficiles depuis un siècle, un grand nombre d’employeurs.euses et d’entreprises au Canada se sont tournés vers le télétravail au début du printemps 2020. Alors qu’avant la pandémie, seulement 13 % des effectifs faisaient du télétravail, à la fin de mars 2020, c’était le cas de quatre travailleurs.euses canadien.ne.s sur dix. De même, la part des entreprises dont au moins la moitié de la main-d’œuvre travaillait à distance est passée de 12 % au début du mois de février à 51 % en août 2020.

Le présent rapport explore le télétravail en tant que nouvelle modalité de travail au Canada. Nous discutons de la prévalence du télétravail, de la manière dont les travailleurs.euses et les gestionnaires s’adaptent à cette évolution rapide, et de l’inégalité dans l’accès et dans les capacités en matière de télétravail. Ces discussions permettent de mettre en évidence le développement des compétences nécessaires à la transition vers des modalités de télétravail efficaces au Canada.

Par rapport aux années précédentes, de nombreux.ses Canadien.ne. font du télétravail pendant la pandémie, et plus du quart déclarent qu’ils/elles le feront tout au long de 2020. Le taux le plus élevé a été signalé au printemps 2020, lorsque quatre employé.e.s sur dix pratiquaient le télétravail. La prévalence du télétravail a été la plus élevée en Ontario et au Québec et la plus faible au Nunavut. Bien qu’il y ait une certaine différence entre ces régions avant la pandémie, celle-ci a augmenté de façon spectaculaire pendant la pandémie, et le Québec a connu la plus forte augmentation du télétravail.

Malgré la transition rapide vers le télétravail et le caractère sans précédent de la pandémie, la majorité des travailleurs.euses sont satisfait.e.s de leur expérience de télétravail. Les résultats d’enquêtes menées auprès des télétravailleurs.euses montrent que la satisfaction augmente avec la temps passé en télétravail. Parmi les conditions qui ont conduit à une meilleure adaptation au télétravail, on peut citer :

  • de bonnes conditions pour le télétravail à domicile;
  • un accès satisfaisant aux outils professionnels;
  • l’aisance avec les technologies de l’information et des communications (TIC); et
  • le soutien des employeurs.euses.

Cependant, l’isolement social dû au travail à distance était associé négativement aux indicateurs mesurant l’adaptation au télétravail.

Une part importante des travailleurs.euses, ainsi que des employeurs.euses, disent vouloir poursuivre les modalités de télétravail après la pandémie. Plus de la moitié des travailleurs.euses disent qu’ils/elles opteraient pour le télétravail si on leur en donnait le choix. De même, 30 % des entreprises prévoient de permettre à au moins la moitié de leur main-d’œuvre de télétravailler après la pandémie.

Il existe cependant des inégalités en matière d’accès au travail à distance et de capacité au Canada. Les travailleurs.euses des secteurs à forte intensité de savoir sont plus susceptibles de travailler à distance que ceux/celles du secteur des services. Et les personnes qui ont un niveau de scolarité plus élevé sont plus susceptibles de pratiquer le télétravail que celles qui ont un niveau de scolarité secondaire ou inférieur. Les habitants de zones rurales sont moins susceptibles de télétravailler que les citadins. Dans l’ensemble, le cumul des obstacles au télétravail a eu pour conséquence que les travailleurs.euses les plus pauvres ont moins de possibilités de télétravail.

Étant donné que la capacité à télétravailler est étroitement liée à la sécurité d’emploi des travailleurs.euses pendant la pandémie, elle a des répercussions sur l’emploi et sur l’inégalité des revenus. Le télétravail semble favoriser les femmes et les immigrant.e.s. Proportionnellement, plus de femmes que d’hommes et plus d’immigrant.e.s que de personnes nées au Canada se sont tournés vers le télétravail pendant le confinement. D’un autre côté, les Autochtones et les personnes handicapées accusent un retard dans la transition vers le travail à distance. Les Canadien.ne.s sont également confronté.e.s à différents niveaux d’accès à l’Internet à haut débit, ce qui aura une influence sur la capacité de télétravail dans les années à venir. Alors que 86 % des ménages ont accès à la vitesse Internet recommandée, ce taux tombe à 40 % dans les régions rurales et à 30 % dans les collectivités des Premières Nations.

Bien que l’ampleur ne soit pas encore connue, il est évident que le nombre de télétravailleurs.euses canadien.ne.s sera nettement plus élevé après la pandémie que ces dernières années. Au-delà de l’infrastructure physique et technique nécessaire au télétravail, un large éventail de compétences est également requis pour garantir que les travailleurs.euses puissent télétravailler de manière adéquate.

Nous devons investir dans le développement des compétences pour combler les déficits en matière de compétences essentielles et permettre à la main-d’œuvre de pratiquer le télétravail efficacement. Les compétences numériques sont les plus urgentes et les plus fondamentales pour travailler à distance. Cependant, il faut également accorder plus d’attention au soutien des travailleurs dans l’acquisition et le renforcement des compétences non techniques, des compétences en matière de gestion du temps, des habitudes de travail saines et de la gestion des émotions afin de promouvoir le bien-être général au travail. Pour les gestionnaires, les compétences de gestion comme la direction d’équipes en cas de crise, la communication efficace avec une équipe à distance, l’encadrement et le mentorat peuvent être davantage privilégiées en cette ère de télétravail.

Le développement des compétences est une responsabilité partagée. Les travailleurs.euses doivent définir les lacunes dans leurs compétences et investir dans une formation et dans l’amélioration de leur qualifications. Les organisations doivent investir de manière significative dans la formation de leurs travailleurs.euses, tant les employé.e.s que les cadres, afin de préserver leur bien-être et maintenir leur productivité. Le gouvernement devrait rapidement s’appuyer sur les initiatives existantes pour mettre à la disposition des Canadien.ne.s une série de programmes globaux afin de combler les déficits actuels et émergents en matière de compétences. Le gouvernement peut également concevoir des politiques incitant les employeurs.euses et les travailleurs.euses à investir dans les compétences et la technologie qui peuvent les aider à passer à une plus grande productivité. Par ailleurs, les fournisseurs de services peuvent jouer un rôle important en facilitant l’accès aux programmes de développement des compétences.

Lire le rapport

Merci à nos partenaires

Diversity InstituteCentre des Competences futures

Les compétences dans un mode post pandémique est financé par le programme Compétences futures du gouvernement du Canada.

Government of Canada logo

Soutenu par

Microsoft logo

À propos des auteur.es

Tania Saba est professeure titulaire à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal. Elle est titulaire de la chaire BMO en diversité et gouvernance de l’Université de Montréal. Spécialiste des questions de gestion de la diversité, de vieillissement de la maind’œuvre, de différences de valeurs intergénérationnelles et de transferts des connaissances, Mme Saba contribue à d’importants projets de recherche auprès d’organismes publics et privés sur les questions d’intégration et d’adaptation en emploi des groupes défavorisés. En parallèle à sa carrière professorale, elle a occupé d’importantes fonctions de cadre et d’administratrice à l’Université de Montréal. Elle supervise la section francophone (Québec et reste du Canada) du projet Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat (PCFE) de l’Université Ryerson. Elle est membre du CRIMT (Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail), du CÉRIUM (Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal) et de l’OBVIA (Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique).

Sosina Bezu est économiste, titulaire d’un doctorat de l’Université norvégienne des sciences de la vie. Elle a rejoint l’équipe du Diversity Institute et apporte une vaste expérience de la conception et de la mise en œuvre de recherches. Son expertise en recherche couvre la recherche quantitative, l’expérimentation comportementale et l’analyse des politiques. Ses recherches antérieures portaient sur la coopération internationale, en particulier en Afrique et en Asie, et ont couvert des sujets comme les moyens de subsistance, les changements climatiques, les migrations, les jeunes et les femmes. Elle a publié plus d’une douzaine d’articles dans des revues internationales de renommée évaluées par des pairs et elle a rédigé plusieurs chapitres de livres et rapports de travail. Mme Bezu est également l’auteure d’une nouvelle série d’articles intitulée « Labour Market Insights », produite par le Diversity Institute. Avant d’occuper son poste actuel à Ryerson, elle a travaillé comme chercheuse principale à l’Institut Chr. Michelsen (en Norvège).

Murtaza Haider est professeur de sciences des données et de gestion immobilière à l’Université Ryerson. Il est également directeur de recherche de l’Urban Analytics Institute. M. Haider est professeur associé d’ingénierie à l’Université McGill. En outre, il est administrateur de Regionomics Inc., une société de conseil spécialisée dans l’économie des villes et des régions. M. Haider est l’auteur de Real Estate Markets : An Introduction (2020) et de Getting Started with Data Science: Making Sense of Data with Analytics (2016). Ses recherches portent sur l’analyse commerciale, la science des données, la dynamique du marché immobilier, les transports et les infrastructures, l’urbanisme et le développement humain au Canada et en Asie du Sud. Il est un chroniqueur affilié de Postmedia. Sa chronique hebdomadaire sur les marchés immobiliers est publiée au niveau national dans le Financial Post et dans des journaux locaux comme l’Ottawa Citizen, le Vancouver Sun, le Calgary Herald, l’Edmonton Sun et la Montréal Gazette. M. Haider est titulaire d’une maîtrise en ingénierie des transports et d’un doctorat en génie civil de l’Université de Toronto.

  • Téléchargez le PDF
    pdf - 5 425 KB
Table des matières
  • Points Clés
  • Sommaire
  • Merci à nos partenaires
Forum des politiques publiques

Depuis 1987, le Forum des politiques publiques travaille à créer des politiques publiques résilientes au service de tous les Canadiens. Informez-vous sur les façons de soutenir notre travail.

X Facebook LinkedIn Instagram Youtube Bluesky Email
  • Politique
    • Rapports
    • Projets
  • École du FPP
    • Programmes d’apprentissage
    • Le Fellowship d’Action Canada
  • Médias FPP
    • Nouvelles et analyses
    • Balado
    • Communiqués
    • Infolettres
  • Événements
    • Prix du FPP
    • Événements
  • À propos
    • À propos de nous
    • Équipe
    • Membres associés du FPP
    • Conseil d’administration
    • Carrières
    • Contactez-nous
  • Impliquez-vous

Contactez-nous

150 rue Elgin, Suite 806,
Ottawa, Canada
K2P 1L4

Joignez-vous à notre liste d'envoi

Soyez parmi les premiers à être au courant de nouveaux événements, rapports et plus encore.

Abonnez-vous
  • Politiques de la protection des renseignements personnels
  • Tous droits réservés
Num. d'enregistrement - organisme de bienfaisance 844430009 RR 0001