Le groupe de travail d'Action Canada entend des travailleurs, administrateurs et fermiers que les programmes actuels ne fonctionnent pas et qu'ils doivent pour que le secteur agricole canadien puisse s'épanouir.

Sommaire

Notre vision

Nous sommes en 2030 : le secteur agricole canadien, dynamique et prospère, est un leader compétitif sur le marché mondial. Au pays comme à l’étranger, les gens consomment des aliments canadiens sains, de qualité et à bon prix.

Les migrants – plus de 50 000 – qui viennent ici chaque année dans le cadre de programmes de travailleurs agricoles gagnent leur vie décemment et dignement, leurs droits sont enchâssés dans des politiques bien structurées, et le Canada est un chef de file mondial pour le respect de ses obligations internationales en matière de droits de la personne.

Les programmes de travailleurs agricoles migrants sont simples et conviviaux, tant pour les employeurs que pour les producteurs et les administrateurs.

Le secteur agricole canadien est bien positionné pour au moins 50 ans encore, fort d’une main-d’œuvre qualifiée et fiable prête à répondre aux exigences actuelles et futures, notamment celles liées aux changements climatiques : le réchauffement transformera l’agriculture au Canada, ce qui augmentera les besoins en main-d’œuvre.

Ce que nous savons et ce que nous avons entendu

Nous sommes en 2019 : les agriculteurs, les employeurs et les producteurs trouvent les programmes de travailleurs agricoles migrants complexes et déroutants, et ils font les frais des cloisonnements administratifs gouvernementaux. Les fonctionnaires indiquent que le traitement des documents que les agriculteurs doivent soumettre sur papier est long et pénible. Les travailleurs migrants et les groupes qui défendent leurs intérêts signalent des cas d’abus rendus possibles par la précarité des conditions de travail et le manque de surveillance. Les universitaires et d’autres parties prenantes s’inquiètent des changements climatiques, des pénuries de main-d’œuvre dans le secteur agricole et de la réputation du Canada sur la scène mondiale en tant que champion des droits de la personne.

Trois grands thèmes ressortent de l’analyse de nos consultations et de notre revue de la littérature :

  • Réforme, et non abolition : Les parties prenantes consultées s’entendent pour dire qu’il faut réformer en profondeur le Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS) et les autres programmes de travailleurs étrangers temporaires (TET); cependant, aucune des personnes consultées ne pense que les Canadiens et Canadiennes et les travailleurs migrants seraient en meilleure posture si ces programmes étaient abolis.
  • Asymétrie de pouvoir : Selon les parties prenantes consultées et la revue de la littérature, le système actuel limite les droits des travailleurs migrants, qui, en raison de différences culturelles et par crainte de représailles, hésitent en outre à les faire valoir. Cette situation provoque une importante asymétrie de pouvoir, où les travailleurs doivent satisfaire un employeur qui, selon eux, les considère comme interchangeables.
  • Solutions stratégiques, mais pas de panacée : Nos consultations et notre revue de la littérature ont débouché sur plusieurs recommandations stratégiques potentielles qui permettraient d’apporter des correctifs nécessaires au système; nous présentons bon nombre d’entre elles dans la section des recommandations stratégiques. Cela dit, nous reconnaissons qu’il n’y a pas de solution miracle, et qu’il existe des problèmes systémiques plus larges liés au déséquilibre économique susceptibles de perdurer.

Ce que nous recommandons

Nos recommandations stratégiques entrent dans quatre catégories : relations de travail, soins de santé, établissement et soutien et administration du programme. Ces recommandations se veulent pratiques et visent à concilier les préoccupations et les exigences de toutes les parties prenantes, à savoir les producteurs, les consommateurs, les travailleurs et les administrateurs.

Merci aux partenaires d’Action Canada :

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