Le présent rapport traite de l’avenir du travail et de la nécessité, si l’on veut bâtir une économie résiliente pour l’avenir, de regarder d’un œil critique notre compréhension des travailleurs âgés et de leur valeur.

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Quand vous cessez de participer à la vie de votre communauté, vous arrêtez de vivre. J’ai toujours travaillé. Je veux continuer à travailler. » — Madeline Myers, propriétaire exploitante, Solar Plus 101

Le vieillissement et l’avenir du travail

Quand on envisage l’avenir du travail, Madeline Myers n’est pas la première personne qui vient à l’esprit : une femme de 73 ans qui possède et exploite une petite entreprise du secteur énergétique, installée dans une zone rurale de la Nouvelle-Écosse. Plus souvent, en pensant à l’avenir du travail, on se représente des milléniaux travaillant à leur ordinateur dans des cafés ou des robots à l’œuvre dans des usines. L’histoire de Mme Myers – une personne âgée créant et dirigeant une entreprise, réorientant sa carrière ou continuant d’être un leader dans son milieu de travail – est pourtant un élément essentiel de l’avenir du travail au Canada.

L’intelligence artificielle, l’automatisation, le recours grandissant à de la main-d’œuvre contractuelle et les changements climatiques sont en train de transformer le type de travail que font les Canadiennes et les Canadiens. Mais la population canadienne évolue, elle aussi. Le Canada fait partie du nombre grandissant de pays qui doivent composer avec une population vieillissante. Au milieu des années 1990, près de six millions de Canadiennes et Canadiens étaient âgés plus de 55 ans; en 2016, ce chiffre a atteint 11 millions. D’après Statistique Canada, d’ici 2036, 17 millions de Canadiennes et Canadiens – soit environ la moitié de la population – auront 55 ans ou plus.

Le présent rapport traite de l’avenir du travail et de la nécessité, si l’on veut bâtir une économie résiliente pour l’avenir, de regarder d’un œil critique notre compréhension des travailleurs âgés et de leur valeur. Nous évaluons ici les avantages économiques et sociaux découlant de s’assurer que les Canadiennes et les Canadiens disposent d’un emploi rémunéré aussi longtemps qu’ils le veulent.

Aux fins du présent rapport, un travailleur âgé fait référence à une personne de 55 ans ou plus. Nous sommes conscients qu’en présentant ce groupe comme un tout homogène, nous risquons de gommer les expériences individuelles, les obstacles et les intentions propres à chacun. L’âgisme n’affecte pas tout le monde au même degré. Il peut se combiner avec d’autres formes de discrimination comme le racisme et le sexisme. Pour cette raison, nous encourageons les lecteurs de ce rapport à réfléchir aux façons dont la diversité des travailleurs âgés doit être prise en compte dans les stratégies d’emploi et les politiques publiques anti-âgistes.

Nous recommandons que le gouvernement fédéral donne l’exemple en :

  1. Fixant une cible de 75 % pour le taux d’emploi des personnes âgées;
  2. Revoyant la façon dont il parle des travailleurs âgés – et la valeur qu’il leurs accorde;
  3. N’élaborant pas une stratégie qui cible la main-d’œuvre âgée;
  4. Rehaussant l’âge de la retraite de 65 ans à 67 ans;
  5. Mettant en place des politiques qui encouragent la flexibilité des conditions de travail.

Pour apporter ces changements, nous recommandons que le gouvernement fédéral adopte une approche anti-âgiste en :

  1. Ayant des conversations avec les employés sur l’âge et l’âgisme au travail;
  2. Ayant un spécialiste des approches anti-âgistes pour former les responsables des politiques et les décideurs dans les milieux de travail;
  3. Révisant les politiques et pratiques internes avec une perspective tenant compte de l’âge.

Combinées, ces recommandations bâtiront une économie vigoureuse, stable et résiliente qui contribuera à la prospérité et au développement des Canadiennes et Canadiens, quel que soit leur âge ou leur apparence.

Regardez la présentation du 13 mars 2020 :

Et l’accompagnement visuel

Merci aux partenaires d’Action Canada :

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