Les femmes engagées dans la vie politique tirent parti de l’utilisation des médias sociaux. Mais les caractéristiques de ces plateformes—particulièrement la facilité de communication, le volume élevé des interactions et l’anonymat—peuvent avoir des conséquences négatives, notamment le cyberharcèlement et la diffusion de mésinformation, de désinformation et de tropes de genre préjudiciables.

Lire le rapport au complet

Résumé

Le 19 février 2019, le Forum des politiques publiques a accueilli une table ronde sur les stratégies pour aborder le phénomène inquiétant du cyberharcèlement des femmes présentes sur la scène politique. Les idées et les expériences soulignées lors de l’événement sont intégrées dans le présent rapport.

Bien qu’il n’existe pas de solution miracle, la discussion de février, conjointement avec les recherches ultérieures, a permis la création d’un cadre clair de mesures à court, moyen et long termes nécessaires pour faciliter un changement social et culturel durable.

Les mesures à court terme devraient inclure :

  • Obliger les partis politiques de jouer un rôle de premier plan en mettant en œuvre une formation pour tous les membres des équipes de campagne, des codes de conduite et des politiques contre le harcèlement;
  • Fournir des ressources et le support financier gouvernemental aux organisations dont l’objectif est d’accroître la participation des femmes à la vie politique, notamment celles qui proposent des formations en résilience numérique.

Les considérations à moyen terme devraient inclure la mise en œuvre de lois et de normes plus strictes pour lutter contre le cyberharcèlement des femmes et décourager ceux qui le pratiquent, à savoir :

  • Une application de la loi plus rigoureuse grâce à une législation cybernétique uniforme, la formation et l’allocation des ressources, et des possibilités de tirer parti de l’expertise institutionnelle et de la développer;
  • Des incitatifs et de l’assistance pour les entreprises de technologie leur permettant de mettre en œuvre des changements dans leurs plateformes et d’adopter des normes pour prévenir le harcèlement en ligne.

Internet est un phénomène relativement nouveau. Cependant, la misogynie et le harcèlement violent ne le sont pas. Bien que la société tente de s’adapter aux changements apportés par Internet—particulièrement sa capacité à faciliter et à amplifier les comportements nuisibles—les changements réels et durables ne seront visibles que si des transformations sociales et culturelles se produisent à long terme. Un changement à long terme exige :

  • De convenir de ce qui constitue le harcèlement et la violence en ligne pour les combattre par l’application de la loi;
  • D’améliorer la collecte de données pour mieux comprendre la nature et l’ampleur du problème;
  • De mettre l’accent sur la sensibilisation à l’égalité des genres pour changer les comportements à l’égard des femmes présentes sur la scène politique.

Les femmes qui choisissent de se porter candidates à des fonctions politiques siègent de part et d’autre de l’échiquier politique, défendant souvent des questions divergentes et conflictuelles. Le cyberharcèlement des femmes engagées en politique, tout comme la démocratie elle-même, n’est pas une question de partisanerie, ni même de genre. C’est un problème qui concerne tout le monde et il revient à chacun et chacune de le résoudre.

Lire le rapport au complet

Back to top