Publication
Au-delà du statu quo numérique
Expériences et leçons de la pandémie de COVID-19
Publié:28 septembre 2021
Project: Le risque du statu quo numérique
Auteurs:Richard McDonald, Michael Power, Aron Feuer et Julian Botham
Résumé
La pandémie de COVID-19 s’est révélée être un test de la valeur des services fondés sur l’infonuagique et de la transformation numérique.Cela comprend divers facteurs qui ralentissaient leur adoption, tels que les processus, les pratiques, les politiques et, dans certains cas, les structures financières anciens. En examinant le spectre de la transformation numérique, les organisations devraient créer des architectures d’entreprise qui répondent à leurs exigences et contraintes. Ils devraient aussi reconnaître que cela prend du temps et doit être effectué à l’avance.
Les organisations qui avaient réussi à adopter la transformation numérique ont pu mieux répondre à la pandémie, dans une mesure proportionnelle à la profondeur de leur transformation. La pandémie a montré que le fait de disposer d’une main-d’œuvre « nomade » permet à une organisation de modifier sa façon de travailler. La main-d’œuvre mobile a pu reprendre rapidement ses activités, tandis que les organisations qui avaient redéfini l’architecture de leurs systèmes en utilisant des approches numériques modernes, souvent fondées sur l’infonuagique, ont pu modifier rapidement les services existants et en déployer de nouveaux. Le télétravail a montré des avantages à court terme pour les employé.e.s et beaucoup le préfèrent; cependant, il semble y avoir des effets indésirables à long terme sur la culture des organisations et leur capacité à innover.
Les organisations qui veulent plus d’agilité technologique doivent reconnaître que la transformation numérique n’est pas une destination mais un voyage sur un spectre qui va du simple au complexe. L’utilisation de services fondés sur l’infonuagique ne signifie pas nécessairement une transformation numérique. La transformation des processus d’entreprise, qui permet de modifier non seulement la façon dont une organisation agit mais aussi ce qu’elle fait, n’est pas un processus de courte durée.
Le passage à un environnement postpandémique différent, particulièrement lorsque les organisations envisagent un modèle hybride de travail à distance et au bureau, nécessitera de mettre davantage l’accent sur la sécurité et la confidentialité. La formation des employé.e.s sera utile, mais les organisations devront également développer des modalités et des pratiques modernes, pertinentes et normalisées pour le télétravail, y compris l’infrastructure informatique et physique. Il est donc nécessaire d’examiner les mesures simplifiées ou temporaires utilisées pour mettre en œuvre les services d’urgence et de veiller à ce que les décisions appropriées en matière de gestion du risque soient approuvées et documentées.
Les responsables en matière de TI du secteur public se sont montrés à la fois réactifs et souples pour naviguer parmi les défis qui se sont présentés pendant la crise liée à la pandémie. Le défi consistera à tirer les leçons de la transformation numérique, apprises lors de la réponse à la pandémie, et à les appliquer au moment où le Canada entre dans un monde « postpandémique ».
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À propos des auteur.es
Richard McDonald fournit des services de conseil axés sur la stratégie et la cybersécurité, après avoir pris sa retraite du rôle de dirigeant principal de l’information du Service canadien du renseignement de sécurité.Au cours de ses 42 années de carrière, il a passé 18 ans dans le gouvernement, dont 17 ans dans la communauté classifiée de la sécurité et du renseignement, à des postes allant du niveau de directeur à celui de sous-ministre adjoint (SMA) et dans des rôles tels que dirigeant principal de l’information, stratégie, architecture, sécurité informatique, gestion de l’information et technologie de l’information. Il a également dirigé des programmes d’innovation et de mentorat ainsi que des initiatives de développement du personnel. Avant de se joindre au gouvernement, M. McDonald a travaillé pendant 23 ans dans la famille d’entreprises Nortel, dans les domaines de la stratégie technologique, de la gestion des produits (y compris une affectation internationale de deux ans au Japon), de la sécurité, de la gestion informatique et du développement de logiciels. Il détient un MBA, une maîtrise et un baccalauréat en informatique, des certificats en photographie et en design graphique, et est certifié Ceinture noire Lean Six Sigma.
Michael Power est un expert reconnu en matière de protection de la vie privée. Il est l’auteur de The Law of Privacy, édité par Lexis Nexis, ainsi que de Halsbury’s Laws of Canada – Access to Information and Privacy(éditions 2005, 2011 et 2016), édité par Butterworth’s. M. Power possède plus de 15 ans d’expérience dans le traitement des questions liées à la protection de la vie privée. Il a notamment été membre du ministère fédéral de la Justice, associé d’un cabinet d’avocats national et vice-président de la protection de la vie privée et de la sécurité d’une agence de la Couronne en Ontario.
Aron Feuer est un expert reconnu en cybersécurité. En 1998, il a fondé Cygnos Information Security, une société de conseil nationale acquise par un cabinet comptable national en 2012. M. Feuer possède une vaste expérience de l’industrie dans les trois ordres de gouvernement, la finance, la technologie et les soins de santé. Son expérience en matière de projets inclut la direction de l’enquête juridico-informatique dans le cadre du scandale des « robocalls », la réponse aux attaques du groupe de pirates informatiques Anonymous et la certification de sécurité des réseaux classifiés du Canada. M. Feuer dirige le conseil consultatif du programme de cybersécurité du Collège Algonquin. Actuellement, il corédige Privacy Fundamentals for Canadian Practitioners en collaboration avec la International Association of Privacy Professionals.
Julian Botham est agent junior de pénétrométrie à Valencia IIP. Avant de travailler pour Valencia, il faisait partie du Groupe de sécurité publique de Bell et a aidé à livrer des systèmes logiciels de CAO à travers le Canada et les États-Unis à des services de gestion des urgences, de secours et de police. Pendant qu’il travaillait pour le Groupe de sécurité publique, M. Botham a assuré l’assurance qualité, le soutien informatique et a développé une base de connaissances pour leur logiciel propriétaire. Il continue à apprendre en suivant des cours en ligne et des programmes de certification après avoir obtenu son diplôme d’analyse de la cybersécurité au Willis College.
